‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 250 sur 270 · I.aissez-moi faire · texte numérisé non relu

I.aissez-moi faire

MADAME GAxiN , présentant Théri'sc.

Mesdan)cs et Messieurs, j'ai voulu vous présenter moimèiuc ma nièce, et. . .

DUROSIER, bas à Mad. Gazin.

Silence, notre tante... vous faites un personnage muet. (Haut.) lîh bien! aimables artistes. . . . nous voici exacts au rendez-vous. . • c'est déjà une jolie qualité que l'exactitude..». Ah çà ! ou i>ous a promis une petite répétition . • . piniPANT, d^ un air composé.

Mon clier Durosier. . . lecomité a le plus grand regret. • .

DUROSiEK, V interrompant.

De ne pas nous donner une répétition générale?» . . je ne le veux pas non plus. . . . vous êtes tous trop fatigués. ... et le soin de votre santé. . . ah! à propos. . . eh bien ! mon cher Pimpant, les huîtres d'Ostende sont arrivées. . •

vivivKTiT, levant le nez.

Les huîtres d'Ostende ! . . .

DUROSIER.

Quah-e cloyères-, c'est pour aujourd'hui chez moi, à trois heures. Messieurs, votis ne l'oublierez pas. . • après la répétirioTï.

( 55 ) TOUS ï.ES ACTEURS , s^ incUiuiiit.

>I<iiîsi-eur !.. »

PXJIPANT.

Nous n'y manquerons pas! ... . certaiiiftincnt. • .

jULiA, se lei'ant.

Il ne s'agit pas de cela , il voulait vous dire, mon cher, que le comité- ..

DL'ROSiER, se retourndiu cl avec une exclaniatlon de surprise.

AH! nui divine Julia ! mon diamant! Eh bien ! me

oardez-vous lonjours rancune sommes -nous encore

brouillés?

jULiA, froidcinetil.

Pourquoi donc?

DUROSIER.

A cause de cette jolie pendule de chez Ravrio. . . je nie ^uis exécuté, barbare, vous la trouverez chez vous. JULIA , avec joie.

Ij' Amour et Psyché. • •

CUROSXKR.

L'Amour et Psyché, dame! c'est juste, j'ai perdu !a gageure. . .

JUMA , niinaudaiit.

Non, non, c'était une plaisanterie-. . Durosier, je ne veux pas de cela.

DUROSIER, lui baisant la main.

Tout ce que je vous demande , belle inhumaine. ... c est de donner un peu de ce feu sacré à cette chère petite. Je lui dis tous les jours : « Mon enfant, nous avons besoin de travailler;^ )) il faut prendre des leçons de celle bonne Jnlia , de celte ex- » cellente Julia. . • qui fait les délires du Pu!)lic. »

AIR : J'en guette un petit de nioti ui^^e.

Avec plaisir vous revenez en cite , Tous les talons que vous seule aurez laits ;

Ainsi qu'en un miroir fidèle, Vous vous plaiâez à revoir tous vos trait».

Placez-lù sous votre tutelle,

Et quelque jour elle réussira ; Dans la copie enfin l'oti aimera ,

Toutes Jrs Jrâees du jiiodvlr..

.iL'iiiA 5 sciiiianl et icgurdaiu Tlu-icse. Au tait, elle a une physionomie iiitéressanle.

M^i*^. AUKORF. , cC un ton sec.

C'est fort bien .. . mais je dois vous prévenir , jVÏOiisieur , que le comité. . .

DUROSiEFv, V interrompant.

Aii! pard(m de vous interrompre, Mademoiselle Aurore ! faites-moi souvenir de vous dire quelij'ue chose au sujet de cette plate* . • de reniegistremeut que votre lils demande. i\i^ls AUROriE , vivement.

Cette place, est-ce qu'il y aurait cjuehpje espoir?

uUROSXER , ncfi^li gemment.

Oh ! iiion Dieu! je n'aurai qu'un coup d'iîpaulc à donner... mais pardon , vous vouliez me dire. . .

M^^s. AURORE, décontenancée.

Moi, Monsieur, rien; je voulais vous dire cjue Mademoiselle promettait beaucoup, et que rien c|ue sur son physique. . . .

AUGUSTiNE , à part.

C est <jà, ils n'ont pas plus de caractère... (//aW.)Eh bien! Monsieur Durosier, c'est ii)oi qui vous aj^prendrai que le comité. . . .

DUROSIER , avec Janiiliarité.

Tiens, Augustiiie, est-ce qu'elle est du comité?

AUGUsriAE, se redressant.

Et pourcpioi donc pas. Monsieur?... parce qu'on n"a que quatre pieds huit pouces....

DUROSIER , de même.

Comment nous sommes du comité. • . . nous sommes dans les puissances. . . une mauvaise tète comme cà. . . c'est bon, [etit lutin, si vous cabalez contre moi, je ne vous conterai pas ce (jue le prince russe me disait hier de vous au balcon. A u G u s r I ^ E , vivement.

Le prince russe !

DUROSIER, d\in air mjstérieux.

Oui... oui... oui... oui, ma chère amie , je lui ai dit joliment de mal de mon Augusline , de mon enfant d'adoption.

AUGUSTIAE.

El que lépondait-il . le prince russe?

DUnOSIEK.

Ah ! jf ne veux |>as \ous I'' dîie. . .

AUGUSTINE

Je vous eo prie, luou petit Monsieur Duxosier. . .

DUKOSIER.

Non, non , je vous le dirai après la répétition , . .

AUGUSTINE , avec empressement.

Eli bien! si nous répétions tout de suite. . .

m''^. aurore.

C'est ce que j'allais dire. • .

PIMPANT

Au lait, il est inutile d'aller aux voix.

JULIA

Nous étions tous d'accord ! • . .

PIBIPANT.

Et Mademoiselle est admise aux débuts à l'unaniniité. . .

LONJUMEAU , bas à Durosier.

Bravo, mon cher ! vous auriez joué les Scapins dans la perfection. . .

THÉRÈSE

Ah! Mesdames, ali ! Messieurs, ma reconnaissance. ..

Page 1