‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 265 sur 270 · SCENE llï · texte numérisé non relu

SCENE llï

Les MÊMES, BOTVNARD.

( Pendant cette scène , deux om^ricres rangent des grands cartons quelles placent sur le devant du comptoir. )

TOUTES

Tiens, monsieur Bonnard î

( Co )

r.ONNARD , (Vun air riant H saluant.

Mesdemoiselles , mille pardons de me présenter de si bon

matin , mais reiupresseuient {à Tliërèst; en V embrassant. )

Eh ! bien , ma bonne Thérèse , comment çà va-t-il , depuis

hitT ?

THÉKiiSE , bas et d'un air suppliant.

Mon oncle I

JOSÉPHINE

Vous vous êtes donc vus déjà ? j'en suis bien aise , car jevous avoue que je la grondais.... j'ignorais votre arrivée, et comme elle me soutenait qu'elle avait passé la journée avec vous- BONivAKD , la regardant.

Ah ! elle vous a dit c'est vrai

?UMi , bas aux autres.

Tiens , c'était lui

lîOP ISARD , d'un air aisé.

Vous me pardonnerez, j'étais si pressé que je n'ai pas en le temps de ^ous demander la permission... j'ai emmené cette ciière enfant. . ..

MISII.

En voiture ?

Boiv^'ARD, gaiement.

Oui , ma belle, pourquoi pas?

MiMi, bas aux autres.

Alors ce n'est plus çà.

JOSÉPHINE

Et vous êtes-vous bien amusé au moins?

BONNARD , regardant Tliérèse.

Mais. . . comme çà. . nous avions fait une partit- -jui a été dérangée.

MIMI

Par le mauvais temps ?

BONNARD, de même- Oui. . . un vent du diable. . .

JOSÉPHINE

Ah ! que c'est désagréable !

THÉRÈSE, bas à son oncle.

Mon oncle, je vous en conjure.

MIMI

Mais asseyez-vous donc , monsieur Bonnard.

JOSÉPHINE

Vous déjeûnerez avec nous... et que Icnez-vons l;i à la main?

lîONNArxn • Quelques journaux que j'ai achetés en passanl.

Des journaux! quel bonheur... voyons.

BONNARD , les donnant.

Il n'y a rien de bien inléressant. . .

JOSÉPHI^■E.

Oh ! que si. . . les niodes. . •

HEMUETTE.

Les spectacles ! . . .

MIMI

Justement, il y avait une débutante hier...

THÉRÈSE, à part.

Je suis au supplice !

JOSÉPHINE , Usant un journal.

Mam'zelle Mirza. . . ah ! çà promet.

HENRIETTE, 671 tenant un autre.

Mais pas trop.... il paraît qu'elle est tombée

MI mi", de même.

Ah! mais d'une force.,..

JOSÉPHINE

Air : Ces postillons, etc.

a Tournure gauche.

HENRIETTE, UsaUt.

Et mauvaise manière.

MIMI , lisant.

•Organe faux.

JOSÉPHINE

Les deux pieds en dedans^

HENRIETTE

«De ses deux bras elle n'a su que fa're. « MIMI.

Qu'Ies journalistes sont méchans !

THÉRÈSE, avec dédain.

Ils parlent tous sur des tons différens , L'un dit du mal de ce que l'autre admire j Comment savoir lequel d'entr^eux à tort.

( 62 ) MINI. La débutante aujourd'hui n* peut rien dire , Car ils sont tous d'accord.

( elles rient toutes. )

THÉRÈSE, à part.

Je voudrais être à cent lieues d'ici. ( on entend une petite sonnette dans V intérieur.)

JOSÉPHINE

Le déjeuner , mesdemoiselles , nous finirons nos journaux à table, qui est-ce qui garde le magasin?

THÉRÈSE

Moi, madame, ( les ouvrières sortent. ) j'ai un reste de mieraine. . . de fièvre....

JOSÉPHIINE.

Il faut soigner çà, ma chère.... venez-vous, monsieur Bonnard?

BOTVNARD.

Moi , j'ai déjeuné à sept heures. Diable ... un voyageur !.. . d'ailleurs, je ne serai pas fâché de causer de la famille avec Thérèse.. .

JOSÉPHINE

C'est bien , nous nous reverrons.

( elle sort. )

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