SCENE Vf
LES MÊMES , DUROSIEU.
DUROSIER, S essujant le front.
Me voici, me voici, chère petite; je n'en puis plus, mes chevaux sont sur les dents . . . Messieurs , je vous salue . . . BO?fNAF,D , à part.
A l'autre!
Le v'ià encore ! ,
Monsieur !
puospEK, à pari.
THERLSE.
DUROSIER.
Vous avez cru que je vous abandonnais... fi donc I je m'occupais de vous, mon ange; je me doutais bien que vous seriez victime . .. mais j'avais pris mes précautions... j'avais amené avec moi un directeur du boulevart; il a bien vu que c'était de la cabale , il a été enchanté de votre jeu, et il vous oiïre un engagement magnifique.
THÉRÈSE, auec joie.
Un engagement ! . . .
DUROSIER , le lui donnani.
Vous n'avez qu'à signer . . . Deux mille écus, ( <) part. ) Cà nie coûte un p*?u cher , mais c'est égal , , .
THKi'.isr.
Six mille fr.-incs. ..
BONKAnB , bas.
Elle accepte ...
pj.osPF.n, bas.
Tout est perdu !
THJ^inî.SE, 07<ec ahandov.
A!i ! Prosper! ... je puis donc aussi le faire un saeii^ee ! ielh' le déchire.)
r>UF.osri:r..
FJt h\eu ! y pensez-\ous?.. ,
BOivNAHD ET PROSPKR , encliaiités.
Thérèse ! . . .
THènKSE, à Du rosier.
Oui , l^ronsifur. . . j"ai fait une faute que mon inoxpérieiuo peut seule excuser, je ne la renouvellerai pas. . . reprenez tous vos dons , je n en ai plus besoin , je renonce au tlieât/e , et je pars à l'instant avec mon oncle. . .
BONiNAKD , l embrassant.
Bien , ma fille. . .
Dunosxr.R , déconcerté.
Comment clicr ange, mais c'est un meurtre dans l'inlérét de l'art.
PRosprr.
Assez, Monsieur... vous avez entendu, allez à vos affai» res, ne legardez plus Mam'zelle, où je vous lue, dans Tintorêt de l'art !
nuiiOSiEîi, se fjchanl.
Jîeiii ! qu'est-ce qtie c'est que ce jeune artiste?
THÉRÈSE
Frosjter !
DiiROSiER, se raifoucissanl.
Ah ! c'est M, Prosper. . . je conçois alors. ( à part. ) Faites donc débuter ces petites-fdles , pour qu'un autre en j)rofile. . . çà dégoûte bien des beaux-arts. ( haut. ) Désolé de ne pouvoir assister au bonheur de ces aimables enfans. . . mais j'ai tant d'occupations ; un élève du Conservatoire à faire entendre ce matin . . . une ])ièce nouvelle pour ce soir, {passant enireux.) Avant de vous quitter, je me permettrai de vous donner i\i\ eo'ispil.. .Vous allez vous marier, c'est trop juste.. . mais , 'tenez garde, c'es! un autre geiire de début. . . jV[. Prosper,
( '">9 ) le mariage, c'est comme au théâtre, les sociétaires. . . on croif quelquefois avoir part entière, et le plus souvent... Votre serviteur très-Immble de tout mon eœur,
( // sort. )