L.V BAnONA'E
Une sœiu'...
cnoEiir. .
Air : Finr.l des Manteaux.
Quel bonheur! quelle ivresse !
Est- il un sort plus doux !
On lui rend la richesse Et le cœur d'un époux.
KOULiKOF, portant, les clefs sur un plat iV argent et les présentant au comte.
Monseigneur, je viens... Que voi^-je! ce vas?al insul...
Lifi-mème... qui vous pardonne... (jnqntrant Polesica) avec la permission de madame. Maintenant, Poleska, c'est a moi de trembler... car si jamais quelqu'un a mérité voire courroux....
POLESICA.
Hoin!.. si je n'étais p s corrigée, quelle belle occasion... ma:s Alexis avait déjà recula grâce (]e monseigneiir. (seretournant, et apercevant Jean et Michfline ^ qui se tiennent à T écart) E!i bien! maître Jean, eh bien' MiclielinCj depuis que je suis redevenue grande dame, vous n'osez plus m'approclier.
MICHELINE
Ah! madame j ce ii'esl pas par fierté,
POLESKA.
A la bonne heure... personne n'en aura plus., (regar-^ dantson mari) ÎN'esl-il pas vrai! et quoiqu'établis an châteai.i , noiisgaideronsla chanmière que vous avez achetée... oui, nion ami... je vetix toujours rjue de m<'s fenêtres, on puisse l'apercevoir; et si jamais je retomh.iis clans mesanciens cléf;iijis... s'il me survenait quekpridée de grandeur, je regarderai sur-le-ciiamp la cabane du sabotier.
CHOEUR
Quel bonheur ! quelle ivresse !
Est-il un sort plus doux !
Ou lui rend la richesse Et le cœur d'un époux.
POLESRA., au public.
Air : f'^auàesfille des Frères de lait.
Quand une femme se corrige, Ce ne peut être tout d'un coup.
Je sais fort bieu, c'est là ce qui m'afflige, Qu'il m'est resté des défauts, et beaucoup, Il m'est resté des défauts, et beaucoup ; Mais un espoir en mon cœur vient de naître ;
\ous êtes, j en dois ct)nvenir, Trop clairvoyans pour ne pas les connaître, Mais trop galans pour vouloir m'en punir.
S^ lie chœur reprend les deux derniers vers. )
FIN
IL'âMBliSSâBEl^l