SCÈNE X
Les Précédens, LA BARONNE.
POLESKA , courant h elle.
Ah! madame... j'implore vos bontés... daignez me pardonner^ rendez-moi mon mari.
JEAN
\ 'là maintenant qu'elle en reveut.
LA BARONNE
N'est-ce pas vous qui avez demandé celte séparaùou?
POLESkA.
Que ne me l'a-t-on refusée ! je vous en conjure, madame, reprenez cet acte... daignez l'anéantir,
LA VARONNE.
Je n'eu ai pas le droit.
por.EskA.
Qu'au moin?, el par votre protecîion , je puisse parler a
votre fi ère, (\uo. je le voie un ifisfaut... il ne pourra se ret'cser à mes prières.
T.A BAROjvAE, à part.
I^auvreenf^mi !.. {On entend l'air de la Lrihu dyJvenelj dans la Dame hlauclie , que l'orclicstix joue jusqu'au chœur sauvant.) [haut) "^lenez, tenez ^ voici M. le (>omle qui se rend dans cette galerie po<ir recevoir les pétiiions de ses vassaux... présentez-lui votre demande.
POLFSkA..
Vous me seconderez^ n'est il pas vrai ?
KOULIKOF
Ah ! mon (lien... M. le Comte... et les clrfs du cliAteau... qu'il faut lui présenter... suivez-moi, vous autres. (^/^or^/^ar la gauche avec Jean et Micheline.)
SCÈi^T. Xî ET BEF,MÈIIE.
Les Mêmes, \';iss:>.mx et Domestiques préeédmt GUSTAVE en riche uniforme ci décoré de plusieurs ordics.
cîicrx'âi.
Air : Chœur final des jMantcaux.
O surprise imprévue !
O mouieut de bonheur !
Pour nous qiiell douce vue !
C'est lui, c est monseigneur.
POLîî.'kv^, qui s'est jetée a gcnou.r sans lever îej jeux. Air de V Ermite de Sdinl-Avelle.
Devant vous, humble et confuse.
Pleurant l'époux que j'aimais ; A TDS genoux je m'accu-.e De l'aimer plus que jamais.
jVla liberté, de mes peines Serait cause... Ah 1 monseigneur , En me rendant mes chaînes, Rendez-moi mon bonheur.
6?> (Elle lui présente le papier, que Gustave repousse.)
GUSTAVE
Cet acte... c'est vous qni Tav^z Jemandé.
POT.tSkA.
Ociel!
GLSTVVE.
C'est à vojîs de le décliiier.
POLESKA.
Ah! (le gi an J cœur, [le cléchirartt en morcean.T) Teno/., monseigneur... {elle lève les jeux) ()tie vois-je?
LE coiwTE, la recevant dans ses hras.
Un époux.