TONY, /7«;> ANNA
ÏOWY.
Les v'ià partis, je n'eu suis pas fâché... ça me dérange, ions ces geui-:-là; il ne font que rire, ça ni'emoèclie d'être . iiie \\ mon aise. Ah! c'est Anna!...
ANjsA , accouraut avec mystère.
iVlousieur Tony... êtes- vous se, il?
TOÎVY.
L'ani!... VOU.S le voyez bien.
A-MNA.
st qu'il faut que je vous parle sans que peisoniie le
TONY
Soyez tranquille, je viens de les renvoyer tous, en îcur disant que vous alliez venir ici.
ANNA
Là... vous serez donc toujours aussi maladfoil... s'ils allaient conter cà à mon père...
TONY
M.Bertram, eh bien, quel mal... est-ce que je ne peux plus vous parler ?
ANNA
Oui, mais c'est qu'on va me marier... et pas avec vous...
TONY
Comment pas avec moi ? votre père est donc une vraie girouette : il veut de moi, il n'en veut plus, il promet, il dépromef, encore avant z'hier il m'avait promis...
ANNA
De nous marier, quand tu aurtûs cinquante guint'es... et si , ce soir, tu ne les montres pas à mon père , demain je serai fiancée au vieux maître d'école.
TONY
Comment î lui qui ne tient que des garçons, il remarque les jeunes filles... c'est joli , pour un maître d'école ! !.e j)lus souvent que j'enverrai mes enfans chez lui... Mais cinquante gninées, moi qui ne possède que c'ie cabane, mes filets, des poules, quelques canards, et le vieux fauteuil de ma mère... que je ne vendrai jamais... Dieu! le fauteuil de ma mère ! je veux mourir dans ses bras...
ANNA
Il s'agit bien de pensera mourir... faut cliercherqueuque moyen de gagner de l'argent.
TONY
Ah! bah! rien ne me réussit : j'ai voulu faire des fagots, on s'est mis à ne brûler que du charbon de terre; j'ai voulu me mettre matelot sur un paquebot , les bateaux à vapeur m'ont coidé; j'ai voulu entrer dms une manifacitjre pour tourner la manivelle, on m'a dit qu'on ne se servait plus que de machines... En Angleterre à présentjilsont des idées... Et cequ'ils viennent d'inventer encore.
AïR : Tenez ^ moi ^ je suis un ùon/ioiiime.
Un fabricant , à c'qii'on assure ,
Pour économiser les bi'as,
Vient d'établir un' filature
Dû c'qu'on nTra travailler qu'des rats.
Ça n'me seuihl' pas un' grand' malice ,
Car , dans de pareils ateliers ,
Si par malheur un chat s'y glisse , *
Y croqu'ra tous les ouvriers.
Voyant que je ne pouvais rien faire sur terre, je me suis jeté dans la mer ; je me suis fait pécheur. Eh î bien , il n'y a pas de jour où je ne manque de me noyer, ti'est encore un métier oii il n'y a pas de l'eau à boire.