‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 98 sur 270 · DEUX DOMESTIQUES · texte numérisé non relu

DEUX DOMESTIQUES

M. GAUCHER

Madame a sonné ? que désire madame?...

ANNA , embarrassée.

C'est-à-dire, ce n'est pas moi... monsieur... c'est monsieur mon père...

M. GAUCHER, ai^ec empressement.

Le père de madime... figure vénérable et touchante...

BERTRÂM.

Il n'est pas question de ma figure, mon vieux, mais de mon estomac... Le dîner est encore éloigné, n'est-ce pas? j'ai cassé la croûte de bonne heure, et....

M, GAUCHER

J'entendi... le verre de viu de Madère... {Aux domestiques.) Viie^ un pi feau... ici, sur cette table. {A pnrt^ Ca ^a faire une jolie famille... quelle figuie cosmopolite!

{On apporte un plateau avec des biscuits et des Jlacons ; Beriram s'asseoit et se verse à boire.) UNE FEMME, entrant par la droite.

La toihtte de madame est prête... Si madame veut passer dans son appartement...

Anna, bas , à son père.

Pites donc , mon père.

BERTUAM.

Heim !...

ANNA, ba^.

c'est ma femme de c'inmbre... moi qui ét.iit venue ici pour rèlro... {En riant.) C'est-il diole de nie trouver la maîtresse !

BERTRAM , baS.

Allons, ne ris donc p;is... Tions ton quant à soi... Regarde-moi... (// avale an second verre.) Se ne m'étonne de rien, moi... je vais toujours mon train. Anjva, bas.

Je vas mettre mes di imaus... Adieu , mon père. (Elle sort y suivie de la femme de charge. M. Gaucher et les valets sortent par lejand.)

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