DEUX DOMESTIQUES
M. GAUCHER
Madame a sonné ? que désire madame?...
ANNA , embarrassée.
C'est-à-dire, ce n'est pas moi... monsieur... c'est monsieur mon père...
M. GAUCHER, ai^ec empressement.
Le père de madime... figure vénérable et touchante...
BERTRÂM.
Il n'est pas question de ma figure, mon vieux, mais de mon estomac... Le dîner est encore éloigné, n'est-ce pas? j'ai cassé la croûte de bonne heure, et....
M, GAUCHER
J'entendi... le verre de viu de Madère... {Aux domestiques.) Viie^ un pi feau... ici, sur cette table. {A pnrt^ Ca ^a faire une jolie famille... quelle figuie cosmopolite!
{On apporte un plateau avec des biscuits et des Jlacons ; Beriram s'asseoit et se verse à boire.) UNE FEMME, entrant par la droite.
La toihtte de madame est prête... Si madame veut passer dans son appartement...
Anna, bas , à son père.
Pites donc , mon père.
BERTUAM.
Heim !...
ANNA, ba^.
c'est ma femme de c'inmbre... moi qui ét.iit venue ici pour rèlro... {En riant.) C'est-il diole de nie trouver la maîtresse !
BERTRAM , baS.
Allons, ne ris donc p;is... Tions ton quant à soi... Regarde-moi... (// avale an second verre.) Se ne m'étonne de rien, moi... je vais toujours mon train. Anjva, bas.
Je vas mettre mes di imaus... Adieu , mon père. (Elle sort y suivie de la femme de charge. M. Gaucher et les valets sortent par lejand.)