‹ La lune rousse: comédie en deux actesChapitre 24 sur 76 · ALBERT, HÉLÈNE, MADAME VERBESEC · texte numérisé non relu

ALBERT, HÉLÈNE, MADAME VERBESEC

DUPISTIL.

DUPISTIL.

Mesdames, je dépose à vos pieds mes plus respectueux hommages. — Monsieur... (n s*indine devant Albert) ma visite est peut-être un peu matinale, et je n'ignore pas qu'à la ville elle serait déclarée intempestive ; mais ici, vous le savez, le voisinage autorise certaines dérogations à l'étiquette, et ce n'est pas là un des moindres bénéfices de la vie de campagne.

ALBERT, à part.

Bête et prétentieux, le voisin est jugé.

MADAME VERBESEC, à part.

Mais il se présente fort bien, ce monsieur.

HÉLÈNE

Monsieur, les lois du voisinage sont, en effet, comme celles de l'hospitalité, pleines de tolérance, et nous voua

j6 LA LUNE ROUSSE.

remercions d'avoir pensé que nous sommes gens à ne pas méconnaîcre les unes plus que les autres.

ALBERT, à part.

Tiens ! tiens ! tiens ! Hélène qui se lance.

MADAME VERBESEC, avec emphase.

Monsieur, ma fille vous transmet exactement lexpression de mes propres sentiments ec de ceux de M. Albert Francœur, mon gendre.

ALBERT, à part.

Ah ! mais non ! Je fais mes réserves. Tudieu! comme il regarde Hélène !

DU PISTIL, à part.

La fille est charmante des pieds à la tête ; la mère est ridicule; quant au gendre... il ne mérite pas cette petite femme.

ALBERT

Monsieur Florimond Dupistil, votre notoriété est grande, (Dupistii s'incline) puisqu'elle s'étcnd même à l'étranger. Vous êtes la lumière de plusieurs sociétés savantes (nouveau salut de Dupistil) aussi uilles par leur but qu'illustres par leurs fondateurs. Vous pourriez même, j'en suis sûr, avouer ici sans fausse modestie que la science doit à vos veilles quelqu'une de ces œuvres de haute inspiration qui sont l'événement d'un siècle et la gloire impérissable de leur auteur.

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