‹ La lune rousse: comédie en deux actesChapitre 30 sur 76 · ACTE I, SCENE XII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XII

MADAME VERBESEC.

Cela fait beaucoup. Du moment que ton mari, — qui n'y entend rien, — le place à droite, il est évident que sa place naturelle est à gauche.

DUPISTIL.

C'est évident. D'autant que la gauche du parterre se trouvant, par rapport à notre méridien, plus rapprochée que la droite de la ligne équatoriale, d'un dix-milliéme de degré... à peu près, il s'ensuit que, de ce côcé, le massif devra recevoir le soleil plus longtenyps que de l'autre côté pendant un soixantième de seconde... approximativement.

MADAME VERBESEC.

C'est évident; là, que te disais-je?

SIMON, à part.

Le voisin m'a tout rair de leur faire gober une grosse bourde.

DUPISTIL, à part.

Parbleu I c'est un idiot consommé que ce mari ; cette jeune femme est sacrifiée.

MADAME VERBESEC

Et ces boulingrins, quelle figure ils font là ! Ah I ah ! ah I voyez donc, monsieur Dupistil.

DUPISTIL.

Le fait est que ces boulingrins...

MADAME VERBESEC.

N'est-ce pas? (Se levam.) Mais tenez; de la chambre de ma fille, on embrasse toute la vue du parterre; entrons-y ; c'est de là que nous pourrons juger exactement des choses.

DUPISTIL, à part.

La chambre de sa fille ! ô bonheur I je vais voir le

nid où la colombe repose, (ils entrent tous dans la chambre à gauche, au premier plan.)

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