SCÈNE XII
Les mêmes, SIMON, un rouleau de papier à U main. MADAME VERBESEC.
Ah I voilà le père Simon, il arrive à propos. Approchez, mon brave homme ; nous avons de Touvrage à vous tailler.
SIMON
Je venais justement pour ça, madame; M. Francœur m'a chargé d'examiner. . .
MADAME VERBESEC.
Et d'abord, père Simon, il vous faudra élaguer toutes les branches de la grande allée qui nous cachent la vue de la maison de M. Dupistil.
SIMON, hésitant.
C'est que M. Francœur m'avait recommandé au contraire...
DUPISTIL.
De me boucher la vue ? — Ah I mesdames, c'est d'aujourd'hui seulement que j'aperçois toute la cruauté d'un pareil procédé.
MADAME VERBESEC.
M. Francœur ne sait ce qu'il dit. — QuVst-ce que ce papier que vous tenez à la main ?
SIMON
Un plan tracé par M. Francœur pour une distribution nouvelle du parterre.
Montrez ce plan. — Ce doit être quelque chose d'original. (A Hélène.) Est-ce que ton mari se connaît à l'arrangement d'un jardin ?
HÉLÈNE
Qu« veux-tu que je te dise, maman ? Je ne sais pas, .moi.
DUPISTIL, à part.
Je ne me suis pas trompé, cet homme doit être un pur crétin. Pauvre petite femme.
MADAME V£RBES£C, regardant le plan.
Comment ! le massif des roses à droite de la véraadah ! — Vous l'établirez à gauche.
HÉLÈNE
Mais, maman, qu'est-ce que cela fait qu'il soit à droite ou à gauche }