‹ La lune rousse: comédie en deux actesChapitre 45 sur 76 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

saurai que vous m'attendez, b — C'est bien ; nous allons installer ici le signal et laisser venir Tennemi. ( Après une pose.) Ce quc je ne m'explique pas, c'est la découverte de ces anémones dans un coin reculé du parc. Pourquoi là plutôt qu'ailleurs ? — Quelle imprudence dans tous les cas ! De quelque manière que cette circonstance s'éclaircisse, le maître de ces fleurs doit être en souci de leur sort, et, pour en avoir le cœur net, il ne peut manquer

de se montrer bientôt. — Ce raisonnement fait honneur, je crois, à mon esprit de logique et de déduction. Palsambleu ! c'est qu'il faut de la tête, quand on est» comme moi sur la brèche, obligé de faire face à la fois à deux ennemis redoutables ; — un rival armé de projectiles fleuris, et une belle-mère, armée... de ses vertus de belle-mère. J'aurai facilement raison du premier ; allons préparer nos batteries contre l'autre, (il sonne; Norine paraît.)

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