La lutherie et les luthiers
Depuis la publication du lij^re a les Instruments à archet)), on m'a demandé souvent, et de différents côtés, de donner une édition spéciale de la partie concernant l'histoire et la facture des instruments, réduite à des proportions peu volwnineuses et accessibles.
Mon but est de répotidre à ce désir.
Le plan est simple :
Je commence par l'histoire abrégée du violon et de ses dérivés; je m' occupe ensuite de la lutherie, passant en revue tous les pays oii cet art fut en honneur, et en première ligne l'Italie, indispensable à connaître d'abord, car aux Italiens revient l'avantage d'avoir atteint en ce genre une perfection qui a servi de modèle à l'Europe entière.
Au couj^s de ces dernières années, on s'est livré de
Vautre côté des Alpes à des recherchas consciencieuses; des résultats ijuportants ont été obtenus. J'ai profité des trataux accomplis, en ayant soin de toujours citer la source de mes ijiformations; on trouvera efitre autres sur les familles Amati et Guarnieri des détails nouveaux tirés de pièces officielles, et ojjrant un intérêt réel pour l'histoire de la lutherie.
Le texte a été complété par des gravures, reproduction fidèle d'instruments précieux, et par le facsimilé d'une collection d'étiquettes de luthiers d'après les originaux authentiques. Ces documents rares et pour la plupart inédits rencontreront, j'ose l'espérer, un accueil favorable auprès des amateurs.
« ... Une vie idéale semble animer cette lyre moderne. La flûte a de l'esprit, la trompette a de la fierté, le fifre persifla avec une étincelante ironie , le cor a la mélancolie d'un rêveur errant dans les bois; mais le violon seul a une âme qui pense et qui pleure, qui s'exalte et qui s'attendrit. Il a des sons qui semblent tirés des entrailles d'un être sensible. »
Paul de Saint-Viltor.