CHAPITRE V. ^aos
Les instruments construits boulevard Bonne-Nouvelle jusqu'à ce jour ont les numéros i3g à 482.
N. Audi no tj
ly, boulevard Bonne-Nouvelle^
année iS . ..
' Signature, nume'ro, et les deux derniers chiffres du millésime, manuscrits.
M. Audinot s'est fait une place distinguée parmi nos meilleurs luthiers parisiens : talent personnel, dévouement à son art, grande expérience acquise par plus de trente années de travaux intelligents et soutenus. Ses instruments peuvent être classés parmi les meilleurs de l'époque actuelle.
AuGiizRE. — L'un des meilleurs ouvriers de Clément, à Paris, rue des Bons-Enfants. Il s'établit en i83o, rue Saint-Eustache, n" 12, en compagnie de Calot. Augière et Calot ont fait de très beaux violons.
Bachelier. — A Paris, place Baudoyer, en 1788.
Bassot (Joseph.) — A Paris, rue Chabannais, n° i, dès 1788 :
Joseph Bassot^ luthier^ Paris, i8o2.
Etiquette imprimée, entourée d'une petite vignette légère, relevée dans un violon bien fait, joli vernis couleur rose rouge, fond ambré, peu épais; lutherie digne de Lu pot.
La première époque est moins bonne : vernis jaune, facture très ordinaire.
2o6 LES LUTHIERS FRANÇAIS.
Berge. — Il existe sous ce nom une vielle organisée, au musée du Conservatoire de Paris (n° i3i du catalogue), avec l'indication suivante gravée au fond :
Berge, à Toulouse. 1771.
Bernardel (Sébastiex-Philippe), — L'un des luthiers français les plus distingués de notre époque. Né à Mirecourt en 1802. Après avoir fait son apprentissage dans sa ville natale, il vint à Paris en 1820 et entra comme ouvrier chez Nicolas Lupot et ensuite chez Gand père. Il quitta la maison en 1S26 pour s'établir à son compte. J'ai eu l'occasion de voir un violon fait par Bernardel après sa sortie de chez Gand et qui atteste déjà, par sa belle facture et sa bonne sonorité, un talent de premier ordre. L'instrument porte l'étiquette suivante écrite de la main de Bernardel lui-même :
Bernardel, luthier,
ex-ouvrier du s^ Lupot,
rue Coquilliere . n° -i-^, à Paris,
l'an 1S2G. (Pi. XX.)
C'est peut-être le premier violon de Bernardel portant sa signature.
Bernardel exerça seul sa profession de 1826 a 1859; à cette époque il s'associa ses deux fils Ernest-Auguste et Gustave-Adolphe, et la maison devint Bernaï^del et Jîls.
Bernardel père se retira en 1866.
M. Eugène Gand s'associa alors avec les deux frères Bernardel, et les deux maisons Gand et Bernardel