‹ La lutherie et les luthiersChapitre 110 sur 196 · CHAPITRE V. aoj · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. aoj

La "mortaise du cheviller est recouverte par une plaque en bois, sur laquelle sont ménagées les entailles destinées aux chevilles nouvelles; le mécanisme est placé dans l'intérieur de la mortaise.

Le dessin et les explications qui suivent en donneront une idée exacte :

A. Clef pour enrouler et assujettir la corde.

B. Levier qui tend progressivement cette corde.

C. Vis qui fait basculer le levier et qui amène l'accord à la justesse rigoureuse.

Les chevilles ordinaires deviennent inutiles, mais on peut les conserver afin de ne pas altérer l'aspect de la tête.

L'invention de M. Alibert a reçu les encouragements les plus flatteurs des grands violonistes de notre époque : Alard, Joachim, Marsick, Sarasate, etc., ont été unanimes pour reconnaître que les chepilles Alibert accordent l'instrument apec une perfection mathématique inconnue jusqu'à ce jour.

Le système peut s'appliquer au violon, à l'alto et au violoncelle.

Allard. — A Paris, rue du Petit-Pont, n"" 9, en

Amelot. — -Luthier à Lorienten 1829. Nous avons de lui une étiquette élégante, composée d'un écu chargé d'attributs de marine, surmonté d'une sirène jouant de la conque. Sous l'écu est imprimé en petites lettres :

Amelot. luthier, Lorient. 182 <j. (Pi. xx.)

AuBRY neveu. — Prit la suite d'Aldric à Paris, rue de Seine-Saint-Germain, en 1840.

AuDixoT (Nicolas). — Né à Mirecourt, le 12 décembre 1842, fit son apprentissage chez son père dans cette ville.

Il vint à Paris en i863 et entra comme ouvrier chez Sébastien Vuillaume, qu'il quitta en 1868 pour s'établir rue du Faubourg-Saint-Denis, 17. Il prit la suite des affaires de Sébastien Vuillaume à la mort de ce dernier en 1875, et, depuis lors, il a toujours maintenu ses ateliers boulevard Bonne-Nouvelle, 17.

Les instruments faits par M. Audinot, rue du Faubourg-Saint-Denis, portent l'étiquette suivante imprimée :

N. Audinot j

Luthier,

Elevé de Vuillaume,

Paris, 18 . ..

Avec la signature manuscrite ainsi que le millésime, cette période va jusqu'au numéro -i38.

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