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CHAPITRE V

Cabroi.y. — Travaillait à Toulouse. Étiquette originale :

Fait par Cabroly, à Toulouse^ ij'i?'

avec une vignette à la Bergonzi.

Calot. — Né à Mirecourt : luthier de mérite, qui travailla chez Clément comme ouvrier, et s'établit ensuite en iS3o, en société avec Augière, rue Saint- Eustache, n° 12.

Augière et Calot ont fait des instruments très remarquables par leur belle facture et leur sonorité.

Carox. — Luthier ordinaire de la reine, à Versailles, rue Satorj', il85 . Étiquette d'un théorbe décacorde du musée du Conservatoire de Paris (n" 140 du catalogue). Nous avons vu de lui un alto bien fait, vernis brun-noir, avec Tétiquette :

Caron^ luthier de la Reine, rue Royale, à J'ersailles^ ^777 •

Carré (Axtoixe). — Habile luthier établi à Arras vers le milieu du xviii^ siècle, qui s'est surtout distingué dans la construction des vielles organisées.

Castagxeri (Axdré). — Luthier italien établi à

Paris dans le courant du siècle dernier. Nous avons

relevé de lui une étiquette, dans un alto faisant partie

de la collection de AL le vicomte de Janzé :

Andréa Casta^neri nell palaiio di Sœssone. Piriggi. ij^i (Pi. xxi )

Le tout entouré d'une petite vignette'.

L'instrument est bien fait et d'une bonne sonorité;

I. L'hôtel de Soissons et ses dépendances occupaient un vaste emplacement situé entre la rue Coquillière, celle des

le vernis est jaune, dans le genre de celui de Louis Guersan.

Champion (René). — Travaillait à Paris pendant la première moitié du xviii^ siècle. Jolie lutherie, faite avec soin; vernis jaune assez bon, dans le genre de Boquay, dont il paraît être l'élève.

Voici une étiquette que nous avons relevée dans un de ses violons :

René Champion^ rue des Bourdonnais, à Paris. 17 Jj,.

Chanot (Francis). — Né à Mirecourt en 1788. Ingénieur de la marine : savant distingué, il s'était livré à des études d'acoustique, à la suite desquelles il inventa un violon de forme nouvelle.

L'exploitation commerciale de cette idée dura de 1818 à 1824', à cette époque, Francis Chanot reprit ses fonctions dans la marine, et mourut à Rochefort en 1828, ayant atteint le grade d'ingénieur de première classe.

(PI. xxii). Les lettres C. L D., qui accompagnent son nom, sont les initiales de son titre : Capitaine, Ingénieur, Deuxième classe.

Deux-Écus, celle du Four et celle de Grenelle. A main gauche et du côté des rues Coquillière et de Grenelle était un grand parterre accompagné de plusieurs allées d'arbres, qui offrait une promenade agréable aux habitants du quartier. Du temps de Law, on le détruisit pour en faire une espèce de bourse où se négociait le papier. Cet hôtel a été entièrement abattu et détruit dans les années 1748 et 1749. (Piganiol de la Force. Description historique de la ville de Paris, t. III, p. 235 et suivantes.)

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