CHAPITRE V. o
Étiquette imprimée, entourée d'une petite vignette bordée d'un double filet noir, dans un quinton bien fait, vernis gris brun.
Fletté (Benoist). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année \j63.
Fleury (BExorr). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers, feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année i-jdd . Il y a de lui, au musée du Conservatoire de Paris, une basse de viole datée de lySS (n° 109 du catalogue). Son étiquette porte :
Benoist F leur y ^ rue des Boucheries. Faubourg Saint-Germain. Paris, ijj'j-. (PI. xxn.)
En 1788 ses magasins étaient encore au même endroit.
Frebrunet (Jean). — A Paris. Relevé dans un violon de bonne facture dans le genre de Pierray. Vernis à l'huile jaune brun. — Imprimé :
Joannes
Frebrunet^
Gaffino (Joseph). — Luthier italien établi à Paris dans la seconde moitié du xvni® siècle. Étiquette,
pi. XXII.
Il fut maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 176G. Le magasin de Gaflino exis-
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tait encore rue des Prouvaires en 1789-, il était tenu par la veuve.
Gaillard-Lajoue. — A Mirecourt, a obtenu une médaille à l'Exposition de Paris en i855.
Gallaxd (Jean). — Maitre-jurc comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour Tannée 1744.
Gaxd. — Nom patron3-mique d'une famille de luthiers justement classés parmi les plus remarquables de l'école française moderne, et dont voici la filiation :
Gand (Michel). — Né à Mirecourt. Il vint s'établir à Versailles, en 1780, rue du Commerce, 71, puis rue de la Paroisse, 32, à l'enseigne: Aux tendres accords.
Il eut deux fils :
Charles-François. — Né à Versailles le 5 août 1787, mort à Paris le 10 mai 1845;
Guillaume. — Né à Paris le 22 Juillet 1792, mort à Versailles le 3i mai i858.
Les deux frères furent élèves de Lupot.
Guillaume Gand, après avoir quitté l'atelier de Lupot, prit la succession de son père à Versailles. Il a laissé des instruments estimés qui, par leur facture, rappellent la manière de son maître.
Charles-François Gand s'établit d'abord à Versailles, où il travailla de 1807 à 1810 (pi. xxiii).
Il vint alors se fixer à Paris rue des Petits- Champs, 5 (pi. xxiii), jusqu'en 1820, et ensuite au 24