‹ La lutherie et les luthiersChapitre 125 sur 196 · CHAPITRE V. 23 j · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 23 j

communs et d'une facture plus que médiocre. — Il marque son nom au feu sur le bouton du talon du manche.

Les mauvais plaisants du temps disaient que Fr. Gaviniès n'avait jamais fait qu'un bon violon, et que ce violon était son fils !

Germaix (Joseph -Louis). — Né à Mirecourt le

23 juillet 1822, Il fit son apprentissage dans cette ville et vint à Paris en 1840, où il entra chez Gand père. A la mort de ce dernier, il s'engagea chez I.-B. Vuillaume, le quitta en i85o et devint alors premier ouvrier chez MM. Gand fils. Il resta dans cette maison jusqu'en 1862, époque à laquelle il s'établit pour son compte, rue Saint-Denis, n" 364. Il retourna à Mirecourt en 1870 et mourut dans cette ville le 5 juillet de la même année.

Joseph-Louis Germain fut un luthier de grand talent et que son extrême modestie empêcha d'être en évidence comme il aurait mérité de l'être. Lors de l'Exposition internationale de Paris en 1867, il avait été admis à concourir; mais, par une fatalité malheureuse, l'emplacement qu'on lui attribua fut si minime, qu'il ne put réussir à y mettre ses instruments, et il renonça à exposer. Très habile dans les réparations des anciens instruments, il avait acquis dans la lutherie neuve une supériorité remarquable.

Germain (Emile), fils du précédent, né à Paris, le

24 Juillet i853. Il fut envoyé à Mirecourt, en i865, pour 3^ commencer son apprentissage; revint à Paris

-j^ LES LUTHIERS FRANÇAIS.

en 1867 où il travailla chez son père jusqu'en 1876, époque de la mort de ce dernier.

Il s'établit alors, en s'associant M. Dehommais, amateur de lutherie qui s'était livré à des recherches sérieuses sur la composition des vernis. Le siège de la nouvelle maison fut d'abord 12, rue Croix-des-Petits- Champs, et ensuite 5, faubourg Montmartre.

Cent instruments neufs environ sont sortis de leurs ateliers avec la marque :

Dehommais et Germain^ à Paris.

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