‹ La lutherie et les luthiersChapitre 127 sur 196 · CHAPITRE V. 2J · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 2J

date de <( Metz, 1701 », appartenant à MM. Mahillon frères de Bruxelles, a3^ant figure à l'Exposition internationale à Paris en 1878. Un autre Gilbert, probablement fils du précèdent, marquait ses instruments d'une étiquette imprimée :

Siiuon-Gilbert . luthier.

musicien

de la Cathédrale^.

à Aletj. t/JJ.

GossELix. — Luthier amateur qui a produit des violons, altos et violoncelles signés de son nom, et qui ne sont pas sans mérite. Il a travaillé à Paris, de 1814 à i83o environ; grand ami de Koliker, il avait reçu de lui des conseils qu'il sut mettre à profit.

Gosselin employait souvent sur les fonds et les éclisses un bois moucheté qui leur donnait une apparence assez originale. Il mettait dans ses instruments l'étiquette suivante nianuscrite :

Fait par Gosselin. amateur ^ Paris, année 1826.

Gosselin était père des demoiselles Gosselin, qui ont eu sous la Restauration une certaine célébrité comme danseuses à l'Opéra.

Grand-Gérard. — Luthier des Vosges, qui travaillait à la fin du xv!!!*" siècle, commencement du XIX^

On rencontre beaucoup de ses instruments dans le commerce.

Lutherie très ordinaire.

Il marquait ses instruments de son nom seul, au

feu, sur le haut du fond, sous le talon du manche.

Grandson fils. — A Mirecourt, a obtenu une médaille à l'Exposition de Paris en i855.

Grosset (Paul-François). — Élève de Claude Pierray. Lutherie médiocre, dimensions mauvaises, voûtes très prononcées, vernis jaune à l'alcool. Nous avons relevé dans un de ses violoncelles l'étiquette suivante :

P.-F. Grosset. Au dieu Apollon, rue de la Verrerie, à Paris, 17^7.

Cette étiquette est écrite à la main en caractères romains.

GuERSAN (Louis). — Élève de Claude Pierra}^ et son successeur; il commençait à signer ses produits dès l'année 1735. Nous connaissons deux violoncelles de sa main, datés de cette époque.

Pendant longtemps ses étiquettes, de format oblong ordinaire, portaient :

Ludovicus Guersan, prope comœdiam

gallicam. Lutetiœ^ 173 ■• (PL xxiv.)

Plus tard, elles furent rédigées en français ou en latin, dans un cartel penché (pi. xxv).

Louis Guersan fut maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1748.

Il a beaucoup travaillé et on rencontre encore de nombreux spécimens de sa lutherie. Elle est d'un aspect assez satisfaisant; le vernis est généralement jaune

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mat-, malheureusement, la qualité ne repond pas à l'apparence. Les dimensions, la hauteur des éclisses, les épaisseurs varient à l'infini, surtout dans les violoncelles. Vernis à l'alcool, dit à l'esprit-de-vin.

Louis Guersan a fait beaucoup de pardessus de viole (quintons); le musée du Conservatoire de Paris en possède plusieurs, datés de 1747 à 1755 (n°% 83, 84, 85, 87 du catalogue).

Hel (Pierre-Joseph). — Né à Mazirot, près Mirecourt, le 8 février 1842. Il a fait un apprentissage de sept années à Mirecourt; il travailla pendant deux ans chez Sébastien Vuillaume à Paris. De 1864 à i8G5, chez Nicolas Darche à Aix-la-Chapelle, et en i865, il vint s'établir à Lille.

Les instruments de ^L Hel sont tous faits de sa main et attestent un ouvrier de premier ordre; beaux patrons, main-d'œuvre soignée, vernis à l'huile. Excellente sonorité obtenue à l'aide d'un procédé spécial pour vieillir les bois en leur enlevant les principes nuisibles à l'émission du son, sans feu ni acides.

^L Hel est l'inventeur d'un système très ingénieux de chevilles, ayant pour résultat de permettre au joueur d'accorder l'instrument sans secousses et d'empêcher la corde de se dérouler. L'accord est, par suite, plus facile, plus juste et plus fixe. Ce système a l'avantage de ne rien changer à la forme de la tête.

M. Hel a obtenu les récompenses suivantes : Exposition de Lille 1882. Médaille d'or.

— de Saint-Omer 1884. Diplôme d'honneur.

— de Liverpool 1886. Grande médaille d'or.

aj8 LES LUTHIERS FRANÇAIS.

Distinctions justement accordées aux résultats remarquables d'un travail consciencieux et soutenu.

Joseph Hel, Luthier à Lille. i333.

Étiquette oblongue, avec deux médaillons à chaque extrémité et portant la mention : celui de gauche : Médaille d'or; celui de droite : Diplôme d'honneur.

Hemsch (Jeax-Hexri). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1747.

Hemsch (Guh.laume). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1761.

HÉNOC (Jean). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1773.

Il demeurait en 1788, rue de Seine-Saint-Germain.

Henry. — Nom d'une famille de luthiers établie à Paris depuis plus de cent cinquante ans, et dont un descendant exerce encore aujourd'hui, rue Saint-Martin, n° i5i.

Il y eut dans la première moitié du xviii* siècle, à Paris, un luthier du nom de Henry ; on connaît de lui des instruments signés :

Rue Saint-André-des-Arcs.

Bonne lutherie, vernis rouge brun. Sa parenté avec les Henry actuels n'est pas bien prouvée.

Jean-Baptiste Henry, né en 1757 à Mataincourt,

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