CHAPITRE V. 2SJ
violoncelles, qui sont estimés et prennent rang dans la belle lutherie de l'époque.
Il avait obtenu une médaille de seconde classe à l'Exposition internationale de Paris en i855.
MÉDARD. — Famille de luthiers lorrains :
MÉDARD (François). — Travailla à Paris pendant la seconde moitié du xvii® siècle. Il fut, dit-on, chargé de confectionner des violons pour la chapelle de Louis XIV.
On connaît de lui des instruments bien faits : petit patron, beau vernis, modèle des premiers Amati.
MÉDARD (Nicolas). — Frère du précédent. Il travailla à Nancy et à Paris.
MÉDARD (Toussaint). — Fils de Nicolas, né à Nancy le 5 avril 1622.
MÉDARD (Antoine). — A Nancy.
Il a été vendu à Paris, à l'Hôtel des ventes, rue Drouot, le 1 5 mars 1 887, une charmante petite pochette forme rebec allongé à pans, filetée à torsades argent, avec la touche de même, tête de femme sculptée au lieu de volute. Vernis fin, rouge brun, facture très soignée, portant intérieurement l'étiquette manuscrite suivante :
Antoine Alédard, à Nancy ^ iCGG .
Mennégand (Charles). — Né à Nancy, le 19 juin 1822. Il fit son apprentissage à Mirecourt, vintà Paris en 1 840, et entra comme ouvrier chez Rambaux, qui demeurait alors faubourg Poissonnière, n° 18. Ce fut sous la
oj^ LES LUTHIERS FRANÇAIS.
direction de ce maître habile, chez lequel il travailla pendant cinq années consécutives, qu'il acquit cette sûreté de coupd'œil et de main dans la réparation des instruments anciens, qui l'ont placé au premier rang.
En 1 85 1, il s'engagea chez Maucotel et resta chez celui-ci jusqu'en i852, époque à laquelle il quitta la France pour aller s'établir à Amsterdam.
En 1857, il revint à Paris et se fixa rue de Trévise,
jNlennégand fut un ouvrier habile ; il a laissé des instruments bien faits, mais il avait surtout une réputation hors ligne comme réparateur de vieux instruments. Il est mort à MUers-Cotterets, le 9 janvier i885.
Menxessox (Emile). — Luthier breveté, à Reims (Marne), s'est adonné à la fabrication d'un genre de lutherie spéciale qu'il a baptisée du nom de Giiariiii.
Ces instruments, bon marché, d'un vernis rouge très apparent, ont un joli aspect.
MÉRiOTTE. — Travaillait à Lyon :
Alériotte, luthier^, sur le pont^ près le change j à Lyon^ ^766-
Inscription manuscrite dans un violon d'assez bonne facture. Plus tard, ses étiquettes sont imprimées en latin, et la main-d'œuvre plus soignée.
MicHAUD. — Paris, rue Guérin-Boisseau, au coin de la rue Saint-Denis, en 1788.
MiCHELOT. — Paris, rue Saint-Honoré, n° 255, en