‹ La lutherie et les luthiersChapitre 137 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

facture qui laisse à désirer sous certains rapports, sont cependant loin d'être sans mérite. Le vernis est, en général, rouge brun, tirant sur le jaune. La coupe des f f^ très ouvertes dans le milieu, est particulière.

Nicolas aîné marquait ses instruments au fer rouge, dans l'intérieur du fond, à la place habituelle de l'étiquette. \o\z\ le fac-similé exact de sa marque, dont l'empreinte provient d'un de ses poinçons originaux.

^\v'- ^ ^fi^.

^ D.Nicolas AÎNÉ

Nicolas (Joseph). — Fils du précédent, né à Mirecourt en 1796, mort en 1864.

Il travailla avec son père jusqu'à la mort de celuici, et prit la suite de ses affaires.

Joseph Nicolas signait tous ses instruments à la plume et les marquait, comme étiquette, du poinçon :

J. Nicolas Fils

A la mort de Joseph Nicolas, en 1864, sa veuve vendit le fonds de lutherie à M. Derazey, à Mirecourt.

La propriété des deux marques, dont nous donnons plus haut l'empreinte, fut comprise dans la vente, de sorte, qu'on peut rencontrer aujourd'hui des in-

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struments neufs portant la marque des Nicolas, et à la facture desquels ces derniers sont étrangers.

OuvRARD (Jean). — Maître-juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1743.

Il était élève de Claude Pierray.

Pacherele (xMichel). — Nous avons relevé dans un violon de facture ordinaire, style de Guersan,à vernis jaune, l'étiquette suivante manuscrite :

Michel Pacherele. luthier, rue d'Argenteuil. à Pans. 177^.

Le nom de Michel Pacherele est gravé au fer rouge sur le haut de la table de fond.

Pacherele (Pierre). — Né à Mirecourt en i8o3, mort à Nice le 3i décembre 1871, dans sa soixantehuitième année.

Luthier et réparateur habile.

Venu dans le Midi après i83o, il travailla d'abord à Nice, à Gênes et à Turin où il fut pendant quelque temps le collaborateur de Pressenda, luthier de bonne réputation.

En 1839, il s'établit définitivement à Nice.

Pendant sa jeunesse, il avait travaillé avec J.-B. Vuillaume àMirecourt dans les mêmes ateliers, et cette camaraderie les lia d'une amitié qui ne s'est jamais démentie.

Pierre Pacherele a laissé un assez grand nombre

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