‹ La lutherie et les luthiersChapitre 139 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

son oncle, et ensuite pendant quatorze ans chez Lafleur, M. J.-B. Paquotte avait acquis une expe'rience qui le plaça aussitôt parmi les bons luthiers parisiens.

En 1877, la maison fut transférée faubourg Saint- Germain, 99.

M. J,-B. Paquotte s'est retiré des affaires au mois de juillet 1888, laissant sa maison à ses deux fils : MM. Henri, né à Paris en 1857, et Placide, né en 1864.

Ces messieurs suivent les bonnes traditions de leur grand-oncle et de leur père.

M. Henri Paquotte, tout en travaillant la lutherie, s'était adonné à l'étude du violon; il a quitté le Conservatoire après avoir suivi avec succès pendant plusieurs années le cours de M. Sauzay.

Pardi. — A Paris, rue Saint-Honoré, n° 412, en

Perox. — A Paris, rue de l'Arbre-Sec, en 1775. Il figurait encore en 1 788 sur la liste des luthiers de Paris, et demeurait à cette époque rue de Richeheu.

Feron. luthier de S. A. R. Alad.

la duchesse d'Orléans^ rue Richelieu,- près la Comédie Italienne j à Paris.

Avec les armes des d'Orléans séparant ce texte par le milieu.

PiERRAY (Claude). — Travaillait à Paris dans la

a'+ LES LUTHIERS FRANÇAIS.

première moitié du xviii^ siècle. "S'oici la copie d'une de ses étiquettes :

Claude Pierray^ rue des Fosses- Saint-Germain-deS'Prei. à Paris ^ iji^i. (ri. xxvm.)

Lutherie qui a eu une certaine réputation en même temps que celle de Boquay, son contemporain. La facture en est bonne; le vernis, généralement rouge, est assez flatteur à l'œil. Ces instruments, dont il existe encore de nombreux spécimens, sont peu recherchés aujourd'hui.

PiLLEMENTi (F.). — Gravé au feu dans le fond de l'instrument. Lutherie de la seconde moitié du XVIII' siècle; vernis noir, genre Gaviniès.

Pique (F,-L.). — Élève de Saunier, demeurait à Paris en 1788, rue Plâtrière ; peu d'années après, il se fixa rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 36, où il travailla jusque vers 181 5. Les instruments de Pique eurent de la réputation; Spohr, dans sa méthode de violon, cite ses ^violons et ceux de Lupot, comme étant les meilleurs de l'époque. Pique est mort en 1822, à Charenton-Saint-Maurice, dans une propriété où il s'était retiré. Le musée du Conservatoire de Paris possède un violon de lui, n" 16 du catalogue (planche xxvm).

PiROT (Claude). — Nous ne possédons sur ce luthier d'autres notes que celles relevées par nous dans plusieurs de ses violons et que nous avons eus à notre disposition.

Page 1