‹ La lutherie et les luthiersChapitre 140 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Voici la copie exacte de l'une de ses étiquettes :

C"^' Pirot/ecitj ParisiiS) anno iSoj. (Pi. xxvm.)

Ces mots sont entoures d'une petite vignette. Sur le côté droit est imprimé un parafe de forme originale.

Dans un autre de ses violons, nous avons relevé sur la même étiquette l'année i8i3.

Lutherie qui n'est pas sans mérite et qui atteste une étude sérieuse de la bonne école italienne. Le patron, ainsi que le dessin des coins et des^^, sont bien raisonnes. Les voûtes, un peu élevées sur le milieu de la table de dessus, vont droit jusqu'aux bords, sans gorge, ce qui nuit à l'élégance et peut-être aussi à la sonorité. Les voûtes du fond sont peu prononcées. Le vernis est rouge brun, très épais.

PiTET. — A Paris, vers la seconde moitié du XVII® siècle. On a vu de lui des instruments, surtout des basses, sur les éclisses desquels était écrit le nom de Pitet, entouré d'une légende en latin.

Cette lutherie serait très curieuse aujourd'hui dans le cabinet d'un amateur.

Plumerel. — Le nom de ce luthier a été relevé dans une basse à vernis jaune. Paris, 1740. Lutherie très ordinaire.

Poxs (César). — A Grenoble, vers le milieu du xviii"^ siècle. Il a construit des vielles organisées dont notre habile professeur de violoncelle, M. Auguste

2(;r. LES LUTHIERS FRANÇAIS.

Tolbecque, possède un très beau spécimen daté de

IJDO.

Prévôt. — A Paris, rue de la \'errerie, n" 102, en

QuiNOT Jacques.

Jacques Quinot ; j Paris. zf)7o.

Étiquette relevée dans une petite pochette forme Rebec; très allongée, tête sculptée, filets incrustés, vernis jaune. L'étiquette est manuscrite; le nom de Quinot est en outre gravé au feu sur le bouton du manche.

Rameaux (Claude-Victor). — Né à Darney (Vosges) le 25 février 1806. Peu de temps après sa naissance, ses parents vinrent demeurer à Mirecourt, et c'est dans cette ville que s'écoula sa jeunesse.

A l'âge de quatorze ans, il entra chez L. Moitessier, luthier à Mirecourt, et y resta comme apprenti d'abord et ensuite comme ouvrier, dit compagnon, pendant quatre années, de 1820 au 12 juillet 1824.

De 1824 à 1827, il travailla chez Thibout, luthier à Caen. Il vint ensuite à Paris et entra le 22 août 1827 chez Gand père, dont il devint bientôt le premier ouvrier. Ce fut sous la direction de ce maître habile qu'il acheva de se perfectionner dans l'art de la lutherie.

Après onze années de séjour chez Gand, il le quitta le 7 juin i838 et s'établit pour son compte à l'entresol de la maison du faubourg Poissonnière, n° 18, en face du Conservatoire. C'est là que toute une génération d'artistes et d'amateurs l'a connu.

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