CHAPITRE V. %7f
fait de nombreux instruments neufs. Lorsqu'ils ont travaillé ensemble, leur étiquette porte :
Petrus et Hippolytiis SiJvestre, /filtres y fecerunt Lugdiin... i8j..
Lorsque Pierre resta seul, en 1848, il signa :
Pierre Silvestre.
à Lyon . iSj,. .
Les instruments de Pierre sont les plus estimés.
Leur facture soignée, le beau choix des bois, leur sonorité souvent remarquable, les mettent au premier rang de la lutherie moderne.
Pierre Silvestre a beaucoup travaillé.
On estime à 35o environ le nombre des instruments sortis de ses mains et portant son étiquette.
M. H. -Chrétien Silvestre est le digne successeur de ses oncles et continue leur belle réputation. Il a obtenu :
1° Une médaille d'argent à l'Exposition de Lyon en 1872;
2° Une grande médaille de progrès à l'Exposition de Vienne en Autriche, en iSyS .
M. G. Silvestre est venu s'établir à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, n" 24, à la fin de l'année 1884, et sa maison de Lyon a cessé d'exister.
Simon. — A Paris, rue de Grenelle-Saint-Honoré, en 1788.
Simonin (Charles). — Luthier distingué, à Toulouse. Né à Mirecourt, il fit son apprentissage chez J.-B. Vuillaume, à Paris, et devint l'un de ses plus
iSo LES LUTHIERS FRANÇAIS.
habiles ouvriers. Après s'ctre marié, ]M. Simonin retourna pendant quelque temps dans sa ville natale, et, en 1841, alla s'établir à Genève, en Suisse.
Ayant séjourné pendant huit ans dans cette ville, il la quitta pour venir se fixer à Toulouse, au mois de septembre 1849.
M. Gh. Simonin a obtenu une mention honorable à l'Exposition internationale de Paris en i855; et, depuis lors, de nombreuses récompenses dans les différentes Expositions de la province et de l'étranger.
SocQUET. — Luthier de second ordre, qui travaillait à Paris au commencement de ce siècle. Il a laissé beaucoup d'instruments communs. Les feseurs d'instruments de Mirecourt, qui n'étaient pas fâchés de dauber sur un Parisien, disaient d'un mauvais violon : « G'est un Socquet «. Gette expression était passée en proverbe à Mirecourt.
SoMER (Nicolas). — Maître-Juré comptable de la corporation des maîtres luthiers feseurs d'instruments de la ville de Paris pour l'année 1749.
Steininger (François). — Ouvrier de talent qui travailla à Paris.
Bonne lutherie faite avec soin. Deux violoncelles de lui furent vendus, le 5 février 1887, à l'hôtel de la rue Drouot (vente Bonjour) :
N" 7 (1827), 410 francs. -~ -
N°8 (1S28), 65o francs.
Étiquette manuscrite anglaise :
F. Steininger.
Paris. iSzy.