‹ La lutherie et les luthiersChapitre 146 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

cialemcnt de lutherie. Les instruments sortis de leur atelier portent Tctiquettc :

Frères Schnarti, à Strasbourg, iSjj.

Inscription ovale, entourée d'une vignette à guirlande de feuilles; dans le bas à gauche, un violon, à droite une lyre et au milieu le numéro. Le nom de Schwartz, les deux derniers chiffres du millésime et le numéro d'ordre sont manuscrits.

Leur premier violon est daté de 1824, et depuis cette époque jusqu'en i852 il est sorti de leur atelier environ 80 violons et 3o violoncelles.

En i852, M. Théophile-Guillaume Schwartz, né le 3 septembre 1821, fils du plus jeune des frères, prit seul la suite des affaires. Son atelier est aujourd'hui à Strasbourg, place Saint-Thomas, n" 2. Il a fait quelques instruments, mais il s'occupe surtout de réparations.

Les instruments faits par M. T. G. Schwartz sont marqués :

Schnartr^j à Strasbourg. zS..

Petite étiquette imprimée en caractères romains, entourée d'une vignette arcadée de 3 millimètres.

SiLVESTRE, — Nom d'une famille de luthiers distingués établis à Lyon.

Deux frères furent les fondateurs de la maison :

278 LES LUTHIERS TRANÇAIS.

Pierre, né en 1801 à Sommerwiller (Meurthe), mort à Lyon en 1859 ;

Hippolj'te, né en 1808 à Saint-Nicolas-du-Port (Meurthe);

Vivant encore aujourd'hui à Sommerwiller, où il s'est retiré.

L'apprentissage des deux frères se fit chez Biaise, à Mirecourt; ils vinrent ensuite à Paris pour se perfectionner dans leur art,

Pierre entra chez Lupot, et puis travailla chez Gand;

Hippolyte, chez J.-B. A^uillaume. qui commençait sa réputation.

En 1829, les deux frères s'associèrent et vinrent s'établir à Lyon.

L'association dura jusqu'en 1848. A cette époque, Hippolyte se retira, et Pierre resta seul.

A la mort de ce dernier, en 1859, l'atelier fut géré par un intéressé nommé Pichon^ et ensuite par Hippolyte Silvestre jeune.

En i865, M. Hippoh^te Chrétien, fils d'une sœur des Silvestre, né en 1845 à Sommerwiller, luthier distingué lui-même, prit la suite des affaires, sous la raison sociale :

Hippolyte Chrétien. Sihestre neveu.

La maison Silvestre a obtenu une médaille en bronze à l'Exposition de Paris en 1844 et une en bronze en i855.

Pierre et Hippolyte Silvestre, les fondateurs, ont

Page 1