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CHAPITRE V

de notre grand violoniste, et M'"" veuve Mestayer.

Ainsi que nous l'avons dit en commençant cette note biographique, J.-B. Vuillaume était l'aîné de quatre frères :

i" Nicolas Vuillaume, né en 1800, qui eut un fils Antoine, mort à l'âge de vingt et un ans.

Nicolas Vuillaume habitait Mirecourt; devenu veuf en i832, il se décida à venir travailler chez son frère aîné à Paris, où il resta dix années.

En 1842, il retourna à Mirecourt et s'y établit pour son compte : il se livra à la fabrication de la lutherie commune. Il avait produit à l'Exposition universelle de Paris, en i855, divers instruments, entre autres des violons à bon marché, qu'il marquait violons stentor et qui lui valurent une médaille de bronze. Il est mort il y a peu d'années.

2" Nicolas-François Vuillaume, né à Mirecourt, le i3 mai 1802. Il travailla chez son frère Jean-Baptiste à Paris jusqu'en 1828. A cette époque, il alla s'étabUr à Bruxelles. N.-F. Vuillaume fut un digne émule de son frère aîné; il obtint une médaille d'argent aux Expositions de Bruxelles de i835 et 1841. Aux Expositions internationales de Londres, Paris et Dublin, il remporta une médaille de première classe; et enfin en 1873, ayant eu une médaille de première classe à l'Exposition internationale de Vienne (Autriche), le gouvernement belge couronna ces succès répétés en le nommant chevalier de l'ordre de Léopold.

3" Claude-François Vuillaume, né à Mirecourt en mars 1807.

Il apprit comme ses frères la lutherie chez son père;

mais il se livra ensuite à la fabrication des orgues d'église.

Il eut plusieurs fils, dont un seul a survécu :

Sébastien Vuillaume, neveu de Jean-Baptiste.

Mort à Paris, le 17 novembre 1875.

Il avait fondé une maison de lutherie, boulevard Bonne-Nouvelle, n" 17, dont M. Audinot prit la suite.

Sébastien Vuillaume ne manquait pas de talent; il avait obtenu une médaille de bronze à l'Exposition de Paris, en 18(37, et une médaille d'argent à l'Exposition du Havre, en 1868.

Avec lui s'est éteint le nom de cette famille remarquable entre toutes dans l'art du luthier.

WoLTERS (J.-N.) — Travaillait à Paris vers le milieu du xviii^ siècle.

J.-N. fFoltersfecit Lutetiœ Parisiorum. au faubourg Saint-Âmoinej

Parisj 174^. (pi. xxix.)

Petite étiquette oblongue très soignée, manuscrite en écriture très nette, cursive demi-anglaise, entourée d'une vignette étroite calligraphiée avec beaucoup de soin.

Relevée dans une petite viole d'amour à six cordes et six cordes sympathiques.

Instrument à vernis jaune, très joliment fait, double filet. Eclisse et table incrustées d'une double bande en bois de rose. La tête en volute ornée d'une petite sculpture. Douze chevilles.

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