CHAPITRE VI
à Paris du choléra cii i832, avait ses ateliers rue de la Juiverie, n" 3o.
Ses archets ont une réputation méritée; on en rencontre qui valent des François Tourte.
Le musée du Conservatoire de Paris en possède un (n° 49 du catalogue),
Lafleur (Josi-ph-Rfxk). — Fils du précédent, né à Paris le S juillet 1S12, mort à Maisons-Laffitte, le 19 février 1874. Elève de son père, a fait de bons archets. Il en existe un très beau au musée du Conservatoire de Paris (n" 44 du catalogue).
Lamy (Alfrrd-Joseph). — Né à Mirecourt le 8 septembre i85o.
Dès l'âge de treize ans, il commença son apprentissage de faiseur d'archets dans sa ville natale.
De 1866 à 1877 i^ travailla chez MM, Gautrot à Château-Thierry, et en 1877 il fut engagé à Paris chez F.-N. Voirin, où il resta jusqu'en i885, époque de la mort de ce dernier. Il s'établit alors pour son propre compte, rue Poissonnière, 34, où il habite aujourd'hui.
M. Lamy est le digne émule de son ancien maître et patron : même soin dans le travail, même habileté.
L'archet parisien a trouvé encore un maître dans ce travailleur infatigable et consciencieux, et, grâce à lui, de nouveaux succès sont réservés à la petite baguette merveilleuse.
M. Lamy marque ses archets au fer chaud audessous et à droite de la hausse :
A. LamVj à Paris.
LupoT (François). — Né à Orléans en 1774, mort
JI5 L'ARCHET
à Paris le 4 février 1X37 : frère de Nicolas Lupot, le grand luthier. Il se livra exclusivement à la facture des archets. Ses ateliers, situés rue d'Angivilliers, n" 18, y restèrent de iXi5 à 1837, époque de sa mort. Dominique Peccate prit alors la suite de ses affaires.
François Lupot a fait de beaux archets, qui ont conservé une certaine vogue.
Ce fut lui qui, le premier, a ajouté à la hausse ce qu'on appelle la coulisse^ doublure en métal qui garnit la hausse dans la rainure fixée sur la baguette. Cette heureuse innovation a prévalu depuis.
Maire (Nicolas). — Natif de Mirecourt, fabricant d'archets qui fit son apprentissage chez le vieux Lafleur. Il travaillait encore en 187G et habitait Montmartre.
Peccate (Dominique). — Né à Mirecourt le i5 Juillet 1810; son père était barbier et le destinait à lui succéder. Le jeune Dominique commença donc à tenir le rasoir; mais il ne fut pas longtemps à sentir naître en lui une autre vocation, et il se décida bientôt à se livrer à la lutherie. Ses essais furent heureux : en 1826, J.-B. Vuillaume de Paris ayant demandé à son frère François, alors établi à Mirecourt, de lui envoyer un apprenti intelligent et habile, ce dernier choisit Dominique Peccate et l'envoya à son frère, qui mit sans tarder le jeune homme au travail.
Dominique Peccate profita bientôt de l'habile direction de son maître et devint en peu de temps le plus habile faiseur d'archets de l'époque.
Il marquait quelquefois ses produits de son nom,