‹ La lutherie et les luthiersChapitre 3 sur 196 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le mot rcbec ne se rencontre en France pour la première fois que vers le xuf siècle, dans ces vers d'A3'meric de Peyrat ^ :

Quidam rcbecjin arcuabant Muliebrcm vocem confrigentes.

11 est probable que depuis longtemps déjà cet instrument était en usage, mais je n'en connais aucune preuve historique.

Jusqu'au xv*" siècle on le désignait surtout par les mots rebelle, rubèbe ; ce n'est qu'à partir de cette époque que le nom de rcbec fut définitivement adopté, à l'exclusion de tous autres. En 1483, nous le trouvons désigné dans les comptes du roi Charles VIII. Lors d'un voyage que fit le Roi, étant à Septême, on donne, sur son ordre, 35 sols « à ung poure insensé qui jouoit du rebec- ».

Le rebec était un instrument sec et criard; il était pour faire danser, on menait les épousées à l'église au son du rebec et du tambourina

La malice populaire le connaissait bien; on disait : sec comme î^ebec. Dans une comédie qui eut beaucoup de succès dans son temps, Florinde, en parlant du capitaine Fier-à-bras, que son père lui destine mal-

car, aujourd'hui encore, certaines peuplades de la Catalogne appellent le violon « rabaquet ». {Historia de la tnusica espaûola desde la venida de los Fenicios, hasta el afio i85o. Por Mariano Fuertes. Madrid, i855.)

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