‹ La Lutte antialcooliqueChapitre 16 sur 32 · L'HÉRÉDITÉ · texte numérisé non relu

L'HÉRÉDITÉ

L'hérédité est le mot que traduit le malheureux qui meurt, à 20 ans, des suites de ces excès, quand il dit, en guise d'excuses : (( Vous savez, mon père buvait ! )) Le dicton populaire n'affirme pas moins brutalement cette vérité, quand il dit : bon chien tient de race : le fils de qui a bu, boira ! Cependant, je dois ce témoignage à la vérité que non seulement les malheureux fils d'ivrognes ne sont pas tous voués au déshonneur, mais que bon nombre sont préservés des conséquences néfastes de l'hérédité, par leur éducation et par la vigilance maternelle. Le spectacle n'est pas rare de fils d'ivrognes, de grands garçons, qui sont abstinents, laborieux et bons fils pour leur mère. Ils ont compris de bonne heure l'affreux malheur de la déchéance paternelle, et se sont dit, peut-être, ce qu'un grand jeune homme disait à son père ivrogne, qui voulait l'empêcher, pendant une mission de tempérance, d'aller prendre la croix :

(( Il y en a déjà trop d'un dans la famille.» Puis, pour être dans le vrai, disons tout de suite que, à part les fous moraux et les dégénérés inconscients, qu'on mène aux asiles, nul n apporte, par le fait de sa naissance, une impulsion absolument irrésistible, qui le livre sans défense à Vesclavage honteux du vice dégradant. Dans la question de la transmission héréditaire de l'alcoolisme (( le criminel-né nest pas admis)). On reconnaît bien, il est vrai, le type à part, que les plus célèbres auteurs de traités sur cette maladie désignent par ces mots de « criminel-instinctif )). Mais si, à ce dégénéré on reconnaît une « impulsivité »

spéciale, une « malfaisance instinctive», (( rinsensi})ilité psychique », (( l'amoralité » et l'absence de tout remords »

(P. Garnier), on lui reconnaît aussi cette (( étincelle de raison », qui peut suffire, grâce aux moyens de préservation et d'éducation dont saura l'entourer hi \ igilance maternelle, j)our le sauver (lu vice. Ceci étant compris, abordons la (|nestion des méfaits de l'alcoolisme, (le son crime le plus grand, qui en fait le fléau moderne le plus redoutable à

la famille et à la société : la tare héréditaire.

Si ma plume ne sait pas reculer devant certaines vérités très douloureuses à entendre et à dire, c'est que j'écris plutôt pour les plus jeunes, qui peuvent réparer les erreurs des anciens, et se préserver des maux, trop nombreux déjà, qui attristent plus d'un foyer. Je m'inspire de cette parole du célèbre comte de Mun : (( La jeunesse n'est pas faite pour pleurer sur des tombeaux mais pour préparer des berceaux.»

La science et la prudence sont les compagnes de la prévoyance, et nul ne doit ignorer, dans la vie, les grands devoirs et les grandes responsabilités de la solidarité. De la vie naît la vie. Si les sources sont empoisonnées, comment les ruisseaux pourront-ils être purs ?

Si l'arbre est rongé au cœur, si sa sève est infectée et tarie, comment ses fruits seraient-ils sains et ses rejetons vigoureux ? Non, nul ne donne que ce qu'il a, et la plante humaine, pour se propager forte et vigoureuse, n'échappe pas aux lois de la nature. Vigueur et santé

physiques, vigueur et santé morales, auront d'habitude des fruits qui justifieront l'adage « mens sana in corpore sano )), où la santé morale s'alliera à la santé physique. Voilà pourquoi il appartient aux parents qui savent, d'éloigner de leurs jeunes filles tous les sujets qui ne sont pas désirables comme époux. Parmi ceux-là — non pas peutêtre les plus redoutés, mais à coup sûr des plus dangerereux — sont les ivrognes, et les fils d'ivrognes qui euxmêmes boivent présentement, non pas encore avec de grands excès, mais qui sont, bel et bien, des alcoolisés et, trop vite pour le malheur de leur famille, qui seront des ivrognes de demain.

On parle, en médecine, de la science du diagnostic. Sur quoi est-elle fondée ?

Un mathématicien sait quelle est la courbe parcourue par un projectile, du moment qu'il sait la vitesse initiale et la masse projetée ; ainsi un médecin prévoit la courbe que suivra la santé d'un sujet, d'après le capital de vie qu'il apporte en naissant, s'il tient compte en plus des accidents ou maladies surve

nus dans le cours de sa vie, de ses habitudes présentes, bonnes ou mauvaises. Or, parmi les causes qui modifient les capitaux initiaux de la vie, les médecins ont à tenir compte : 1 ° Des influences héréditaires ;

2^ De la valeur actuelle des générateurs au moment de la conception ;

3^ Des influences qui ont pu atteindre le produit pendant la gestation. ^->

Or, hérédité signifie être attaché, de « hœrere », mot latin qui veut dire être lié, et, dans la question présente, être lié à un passé ancestral. En physiologie cela signifie que la constitution organique, la manière d'être physique ou mentale se transmet des parents aux enfants ou aux descendants. L'hérédité se rencontre partout. Xe reconnaît-on pas, à première vue, les grands traits de caractère si différents de chaque race.

C'est elle qui fait que les vertus, les vices, les passions, les haines, se transmettent d'habitude dans le sein des familles, aussi bien que la beauté, la

(1) Cf. Dr Burlureaux. — La lutte pour la santé. — 1907, 3e éd., Perrin, Paris.

couleur des yeux, ou la forme du nez, etc. Cependant, il faut bien remarquer ceci : il y a tendance mais non fatalité. Et, au point de vue moral, l'éducation rectifie la tendance. Mais il reste acquis, à l'observation de la science, que si les deux générateurs apportent les mêmes tares fatales, c'est la mort et la fin d'une race. « On sait par exemple, dit l'auteur que je cite en le résumant, les influences néfastes de l'alcoolisme héréditaire, ({ui non seulement restreint la natalité viable, mais condamne ceux qui naissent à une mort rapide )), sans parler des autres maux pires que la mort.

Voilà ce qui peut faire comprendre pourquoi M. Emile Cheysson, dans a préface d'un ouvrage récent, couronné par l'Académie, a pu écrire :

« L'alcoolisme n'est pas seulement une maladie individuelle, il est avant tout, une maladie sociale, comme la tuberculose, avec laquelle il a d'étroites affinités.

« Le crime de l'alcoolisme, son crime impardonnable, c'est son influence funeste sur les enfants. Que le buveur

soit frappé dans sa personne, c'est jus» tice ; mais ce qui est profondément irritant et douloureux, c'est de voir ses enfants marqués de tares héréditaires, et voués à toutes les déchéances qui aboutissent au cabanon, à la prison où à l'hôpital. Il semble, en présence de cette expiation payée par l'innocent pour le coupable, il semble, que d'un bout à l'autre du pays, toutes les femmes devraient organiser une croisade au cri de : Sauvons l'enfant ! )) (i>

Grâce à Dieu, nous avons entendu cet appel à la croisade, venu de haut, des sommets de la hiérarchie, et nos femmes canadiennes ne sont pas « contre )) la tempérance, mais elles n'ont pas encore assez de conviction (( pour V action)). J'entends véritablement jpour V action efficace, en appliquant les préceptes à elles-mêmes d'abord, à leurs enfants ensuite ; et en les prêchant d'exemples et de paroles. Je ne voudrais pas avoir l'air de prêcher dans le désert, mais nombre de femmes ont tout avantage

(1) « La lutte contre l'alcoolisme », par le Dr L. Viaud et H. A. Vasnier.

à refaire leurs habitudes, tout comme nombre d'hommes, à se faire une conviction et à la mettre en pratique. Car je le redirai bien volontiers sous cent formes diverses : le plus grand mal et le plus grand péril, c'est qu'en s'intoxiquant, s'empoisonnant, le sachant ou sans le savoir, l'individu, homme ou femme, intoxique, empoisonne les générations à venir. Et les conséquences fatales suivent dans toutes ces misères morales de plus en plus fréquentes chez les jeunes gens : la criminalité précoce, les suicides, les vols, les débauches sans noms. Et c'est l'alcool des parents qui peuple, en grande partie, nos immenses asiles, d'aliénés ; d'incurables, nos hôpitaux ; de criminels, nos vastes prisons.

Voici d'ailleurs les effets de l'ivrognerie ou de l'alcoolisme des parents sur les enfants. Ces conclusions sont admises par tous les médecins qui ont étudié à fond ce sujet, et elles sont communes à tous, bien que formulées, peutêtre, en d'autres termes. Je cite d'après le Dr Legrain, de Paris.

I. Le premier effet de l'alcoolisme du père est de créer chez Venfant une réelle appétence (désir instinctif) pour les liqueurs fortes. Un autre dira une appétence primordiale, en ajoutant : « Latente au cerveau de cet héréditaire, elle ne demande qu'à se produire au grand jour.))

Vous voyez déjà le résultat, avec le système des buvettes et grâce à notre coutume de la « traite )). L'influence du milieu en facilite l'éclosion et, grâce aux petits coups, dans un tout jeune homme, nous avons un ivrogne de plus.

II. Le deuxième effet, c'est chez l'enfant — une susceptibilité spéciale en face de l'alcool. — Car la puissance de résistance diminue parallèlement avec la diminution de la résistance cérébrale.

Tout le monde a raison de dire du fils né d'un « cerveau brûlé )) : le fils ne porte pas les coups du père. A qui la faute ?

III. L'apparition précoce des excès. Ordinairement l'ivrognerie sordide est un vice d'âge mûr. Pour l'héréd alcoolique, c'est un vice de jeunesse. Avant 20 ans il en a connu tous les

déshonneurs et toutes les hontes. Les filles n'en sont pas exemptes. Je sais des faits récents. Citons un ancien.

(( Des savants se sont occupés de la dégénérescence des enfants, due à l'intempérance des parents. Voici un des plus saisissants exemples qui aient été publiés. Je le trouve dans un rapport de M. Hugues Leroux, publiciste français :

« Il y a quelques mois, écrivait-il alors, un ouvrier et sa femme, accompagnés de leur petit garçon, âgé de quatorze ans, se présentaient chez le Dr Garnier, médecin de la salle des aliénés du Dépôt, à Paris. Les parents étaient dans la plus grande détresse : ils racontèrent qu'à deux reprises cet enfant avait essayé de tuer son petit frère. La dernière fois, la mère était arrivée juste à temps pour l'empêcher de couper la gorge du bébé , à l'aide d'une paire de ciseaux. Interrogé par le Dr Garnier, l'enfant déclara que c'était parfaitement vrai, qu'il voulait tuer son petit frère et qu'il avait la ferme intention d'accoml)lir son dessin tôt ou tard. Le Doc-

teur emmena les parents dans la chambre voisine et demanda au père s'il buvait. L'homme protesta avec indignation : La femme appuya son dire. Son mari dit-elle, était le plus sobre des hommes. (( Étendez le bras )), dit le Docteur ; l'homme obéit. Au bout de quelques secondes la main se mit à trembler violemment, effet infaillible de l'alcool. « Je le pensais, dit le Docteur: vous êtes alcoolique, mon pauvre homme.)) Il se mit alors à interroger l'ouvrier, qui, les larmes aux yeux, lui raconta, qu'étant camionneur d'une brasserie, il avait à apporter les barils de bière aux clients et qu'à l'occasion on lui offrait un verre de vin, comme pourboire. La quantité totale qu'il absorbait ainsi, s'évaluait à un litre ou à un litre et demi par jour (quatre à six demiards). Et il y avait des années que cela durait. « Avec ce résultat, répondit le Docteur, que sans vous être jamais enivré, vous vous êtes complètement alcoolisé, et que vous avez transmis ainsi à ce malheureux

enfant une forme d'épilepsie qui a dégénéré en manie de l'homicide.» (i>

IV. L'intensité des excès avec conséquence cérébrale. Voici la gradation :

père buveur. . . (le brave homme au petit coup quotidien, correct et digne, qui se drape orgueilleusement dans sa parfaite honnêteté ( ?), fils ivrogne et délirant alcoolique. La preuve : Regardez autour de vous.

V. Débilitation de la volonté. D'où plus (( dégénéré )), le fils sera plus impulsif «jusqu'à ce qu'il soit conduit, par ses propres excès, à l'état de dégénérescence totale, où il ne semble plus agir que sous le coup d'impulsions essentiellement périodiques et paroxystiques, absolument irrésistibles et s'accompagnant d'angoisses )). (^>

M. le Dr Bertillon, qui a traité, d'une façon très consciencieuse ce sujet, a donné des conclusions qui ont trait en partie à l'absinthisme. Je les signalerai

(1) Cf. « Presque une femme », pp. 92-93.

(2) Cf. Dr Legrain. — Le Dr Legrain a assez fréquenté ses sujets pour pouvoir parler en connaissance de cause.

ici, me réservant d'y revenir en traitant de l'absinthe, qui tend déplus en plus à s'introduire dans le Dominion et qui aura toute facilité d'y entrer, grâce au récent traité de commerce avec la France, puisqu'il ne s'est pas trouvé un seul député, à Ottawa, pour faire interdire l'importation du plus délétère de tous les poisons, de la plus nocive de toutes les boissons.

Conclusions de M. le Dr Bertillon :

I. L'alcoolisme, chez les parents, crée la tendance irrésistible à boire, chez les enfants.

II. L'absinthisme des parents semble engendrer directement, et d'une façon à peu près fatale l'épilepsie chez les enfants. Il serait bon de noter que, boire de ces mauvaises boissons au vitriol, à la couperose, etc., vaut bien boire de l'absinthe.

III. L'union (qu'il qualifie d'ignoble) de l'ivrognerie et de l'épilepsie chez les parents produit sûrement l'épilepsie chez les enfants.

Et ceux qui chantent sur les berceaux, tout au plaisir de leur gourmandise effrénée :

(( Prendre un p'tit coup c'est agréable, Prendre un p'tit coup c'est doux )).

méritent bien que la voix de l'innocence leur répète, dans son sens le plus absolu, le refrain :

« Les enfants de nos enfants Auront de chétifs grands'pères !

Car les coups que nous boirons, Nos enfants s'en sentiront.»

Puissent-ils ne pas être des révoltés contre Dieu et maudire les auteurs de leurs jours, mais des victimes résignées, et conscientes du poids de l'expiation qu'elles portent pour la faute paternelle, et peut-être, pour l'ignorance maternelle. Il ne faut pas croire que c'est par besoin de justifier mon soustitre : Pour vous, Mesdames, que j'ajoute « pour l'ignorance maternelle », car cette ignorance peut être volontaire. Vous le savez, on agit par passion, entraînement, caprice, on est amené aux pires conséquences — l'avertissement, pourtant, n'a pas manqué — on vous dit, en guise de reproche : (( Mais vous ne saviez donc j)as ? )) (( Oui, mais je ne croyais pas que c'était si grave ». Et

c'est bien le cas de dire : qui s'excuse ainsi s'accuse, quand il sacrifie, comme sans y songer, les plus chers biens, les trésors les plus précieux, les dons magnifiques qu'a faits à l'homme le Créateur ; quand il s'expose à en priver ses enfants, par un vol égoïste et brutal de leur honneur, de leur santé, de leur part d'intelligence et d'équilibre moral, pour la satisfaction de son plaisir, ou par une ignorance criminelle. Je livre. Mesdames, à vos réflexions, ce passage de l'étude du Dr Triboulet. Si les termes n'en sont pas clairs et intelligibles, demandez-en l'explication à votre médecin. Vous avez le devoir, l'impérieuse obligation de savoir afin de prévoir.

(( L'hérédité alcoolique, écrit M. le Dr Triboulet, se réalise non seulement en raison de la débilitation de l'organisme des procréateurs (des parents) et des modifications nerveuses et mentales dont ils sont redevables à l'alcoolisme, mais aussi parce que l'alcool exerce directement son action nocive, dès la prime apparition du nouvel être, puisque le sang du père lecharrie, au fur et à mesure que ses organes en sont impré-

gnés; puisque, au fur et à mesure que l'embryon se développe, l'alcool absorbé par la mère peut passer dans le placenta ; puisque l'allaitement intervient à son tour, l'alcool passant dans le lait de la mère.» '•^'>

C'est une vérité que j'ai déjà signalée, en citant Guérard. « La femme qui s'alcoolise, alcoolise l'enfant qu'elle l)orte.)) La conséquence la plus immédiate et le danger, c'est bien la mortalité infantile, dont « l'alcoolisme des parents est un des principaux facteurs.» (Dr G. Carrière.)

Pour signaler et pour redire les autres dangers je n'ai que l'embarras du choix des citations. Des redites ? soit ! on ne peut assez redire ce qu'il importe souverainement de graver dans la mémoire.

M. René Lavollée, dans son livre :

« Les fléaux nationaux », publié en 1909, p. 178, écrit :

(( Tout a été dit sur l'alcool, sur ses dangers, sur ses méfaits.

(1) Cf. « Traité de l'Alcoolisme », Tribpulet, Mathieu et Mignot. Ed. 1905, p. 297.

"L'alcool tue, prédispose à toutes les maladies physiques et mentales : l'alcool rend fou, idiot, épileptique ; il peuple les hôpitaux et les maisons d'aliénés. L'alcool fait perdre ses forces au buveur et finit par le rendre incapable de travail. L'alcool absorbe une partie énorme des salaires des ouvriers. L'alcool est dans la plus large mesure responsable de l'accroissement de la criminalité. L'alcool est la cause de la débilité physique d'un nombre croissant de conscrits, dont la réforme affaiblit l^arme^-^ pourrait à la longue compromettre la défense nationale.

L'alcool n'est pas seulement une plaie pour les générations présentes, il détruit, pour ainsi dire, dans leur germe les générations futures et compromet non seulement la vitalité actuelle, mais aussi et plus gravement encore l'avenir du pays : les alcooliques, en effet, transmettent à leur descendance les tares, les stigmates et les infirmités dont ils sont eux-mêmes atteints ; le plus souvent, ils ne donnent le jour qu'à des enfants débiles, rachitiques,

idiots, voués à l'épilepsie, à la tuberculose, candidats à toutes les maladies».

Citons, d'après le même auteur, un document officiel, il est du Dr Fernet, médecin des Hôpitaux de Paris. C'est une communication faite à l'Académie de médecine, le 21 novembre 1907 :

(( D'après les constatations faites dans les hôpitaux, l'alcoolisme intervient comme cause efficiente dans un tiers de la mortalité générale. Il est cause principale et unique dans le dixième des décès. Il est cause adjuvante dans deux autres dixièmes. Chez les aliénés il intervient dans la moitié de la mortalité. ))

On a signalé les relations, les affinités, de l'alcoolisme et de la tuberculose. 11 n'eét pas hors de propos de citer les affirmations de quelques médecins. Hayem disait : (( la phtisie se prend sur le zinc )), et Landouzy :

« L'alcool fait le lit à la tuberculose. )) Hérard, au Congrès international de Tempérance, affirmait à ses savants confrères (( qu'on ne ferait rien d'efficace contre la tuberculose tant qu'on n'aurait pas réfréné l'alcoolisme )); et le

Dr Brouardel, au Congrès de Londres, en 1902, proclamait dans son rapport que (( les deux tiers des cas de tuberculose sont dus à l'alcool ».

Page 1