‹ La Lutte Antivenérienne à la GuadeloupeChapitre 13 sur 39 · CE QU’ON ENTEND PAR PROSTITUTION A LA GUADELOUPE · texte numérisé non relu

CE QU’ON ENTEND PAR PROSTITUTION A LA GUADELOUPE

A Pointe-à-Pitre, on ne considère comme prostituées que les femmes qui cherchent, en exerçant leur triste métier, uniquement à se procurer de l'argent ou des bijoux.

Or il est souvent assez difficile de reconnaitre à laquelle des deux catégories appartiennent ces femmes, surtout lorsqu'elles évitent, par tous les moyens, en se cachant, d’être placées dans ce deuxième groupe.

En général, les originaires considèrent comme prostituée toute femme qui a eu une ou plusieurs mala- “dies vénériennes; c’est à partir de ce moment, en effet, qu’elles finissent par être dénoncées à la police des mœurs et conduites à l’Hospice. A leur sortie, elles sont alors dédaignées et abandonnées par tout le monde. Elles n’ont plus qu’une seule solution pour vivre, pratiquer la prostitution. Ceci n’est pas tout à fait exact, car ces femmes continuent encore très longtemps à fréquenter les hommes du pays, elles baissent seulement de degré dans l’échelle des valeurs individuelles et ce n’est que très tardivement, quand elles sont complètement fatiguées et avachies par leur vie dégoûtante et les multiples complications et associations vénériennes qui en résultent, que cette nécessité leur devient impérieuse.

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