‹ La Lutte Antivenérienne à la GuadeloupeChapitre 22 sur 39 · IT · texte numérisé non relu

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— L'un à Saint-Claude, à l'Hôpital central autonome;

— L'autre à Pointe-à-Pitre, à lInstitut d'Hygiène de la Ville.

La méthode de lutte serait la méthode syphilimétrique de A. Vernes, basée sur la séro-flocutation au perethynol, car elle constitue une base scientifique solide, dénuée de’toute cause d’erreur.

Ces deux laboratoires feraient les recherches sérologiques pour des dispensaires prévus d’abord à Pointe-à-Pitre et à Basse-Terre, puis à Port-Louis, le Moule et Morne-à-l’'Eau. :

Les Instituts prophylactiques auraient dans leur rôle de surveiller et de soigner les prostituées. Ils devraient servir également à l’application de l’arrangement international de Bruxelles pour la lutte contre les maladies vénériennes dans la marine marchande.

De plus, ils tiendraient un contact étroit avec les hôpitaux et les dispensaires du Service général qui lui enverraient régulièrement le sang de leurs malades, de manière à ce que ceux-ci soient traités dans de bonnes conditions.

Enfin, à la suite des déclarations des médecins des communes de Morne-à-l’Eau et de Port-Louis, où la mortalité infantile atteignait la proportion effrayante de 80 et 35 %, on avait décidé également la création d’un dispensaire de protection maternelle et infantile et de dépistage de l’hérédo-syphilig à Pointe-à- Pitre, en liaison avec la Section Guadeloupéenne du Comité de Secours Français aux Enfants, filiale de l’œuvre que dirigeait à Paris M. le Professeur Pinärd.

La nécessité d’une sage-femme versée en puériculture s’imposait alors dans chaque commune en raison

se

de la mortalité infantile si considérable s’opposant à l'accroissement de la population, en dépit d’une forte natalité.

On pratiquerait ainsi de façon systématique le dépistage &e la syphilis chez les femmes enceintes, chez les mères nouvellement accouchées, chez les jeunes enfants.

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