B. — ŒUVRES DE LA MISSION RÉALISÉES ET MOYENS ACTUELS DE DÉFENSE
En ce moment, la plupart de ces organismes sont sur pied et fonctionnent activement.
Trois d’entre eux sont groupés à Pointe-à-Pitre, à l'Hôpital Général, et sont en relation étroite, ce sont :
1° La consultation des nourrissons, œuvre de la Goutte de Lait;
2° La consultation prénatale, au Service de la Maternité.
Ces deux organismes faisant le dépistage de l’hérédo-syphilis et le traitement des femmes enceintes syphilitiques.
3° L'Institut de Prophylaxie, à proximité immédiate des organismes précédents, annexe du Laboratoire de Bactériologie, et jouant le rôle de dispensaire antivénérien avec centre de sérologie annexe. Il fonctionne à la fois comme centre de dépistage clinique et sérologique, et comme centre de traitement.
A Saint-Claude, près de Basse-Terre, a été rénové l'Hôpital militaire, qui possède également un laboratoire de sérologie et qui traite certains vénériens privilégiés.
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Dans les communes, il n’y a pas encore de laboratoire de sérologie et de moyens de protection et de défense très efficaces, mais les communications avec les grands centres sont faciles.
Des dispensaires de dépistage clinique et de traitement ont été aménagés dans certains bourgs : A Sainte-Anne, Petit-Bourg, Trois-Rivières, Capesterre, etc., et dans les communes de Port-Louis et de Morneàa-l’'Eau.
Une policlinique a été créée au Moule, où existe une section de protection maternelle et infantile avec dépistage de l’hérédo-syphilis analogue à celle de la Maternité de Port-Louis. La policlinique est une formation sanitaire polyvalente très intéressante, car elle fonctionne comme centre de triage des malades à hospitaliser, qu’elle suit après leur sortie. C’est en même temps un centre d'observation inégalable pour suivre la morbidité en milieu indigène; elle est pour le Service d’hygiène un moyen d’informations précieux. Elle peut grouper en outre toutes les consultations spécialisées que l’on désire.
Enfin, les hôpitaux de Marie-Galante et de Saint- Martin, entièrement restaurés, peuvent ‘entreprendre eux aussi une lutte active contre le péril vénérien.
La Guadeloupe se trouve ainsi, en principe, suffisamment armée techniquement pour donner plein effet aux deux éléments de la prophylaxie : dépistage et traitement.
Il est cependant regrettable que l’Institut de Prophylaxie de Pointe-à-Pitre, destiné théoriquement au traitement des affections vénériennes, soit envahi par un grand nombre de malades dont les affections ne relèvent pas de sa spécialisation. Ses locaux et son