‹ La Lutte Antivenérienne à la GuadeloupeChapitre 24 sur 39 · TRE RUE · texte numérisé non relu

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personnel sont débordés et se trouvent être, naturellement, insuffisants pour répondre à tous les besoins.

De plus, il n’existe aucun service spécialisé dans le traitement de la blennorragie. Ce groupe de vénériens, numériquement le plus important à la colonie, n’est soigné ni à l’Institut de Prophylaxie, ni à l’Hôpital Général.

Les prostituées reconnues contagieuses sont soignées à l'Hôpital autonome ou Hospice, réservé surtout aux indigents et malades chroniques:

Les hommes, le plus souvent, sont traités en clientèle par les médecins civils et en cas de complications graves à l’Hospice. Cette situation existe aussi bien pour Pointe-à-Pitre que pour Basse-Terre où il y a également un Hospice pour soigner les prostituées.

Aussi ne serons-nous pas étonnés si les statistiques officielles ne mentionnent qu’un pourcentage moyen de blennoragies, observées surtout chez les femmes, ce qui ne correspond pas exactement à la réalité. La blennorragie est en effet la maladie vénérienne de beaucoup la plus fréquente à la Guadeloupe, celle qui fait le plus de victimes et dont l’importance ne doit pas être négligée.

Malgré tout, les perfectionnements apportés à la lutte antivénérienne par la création de l’Institut” de Prophylaxie de Pointe-à-Pitre ont fourni des renseignements extrêmement intéressants sur l’importance du péril vénérien, surtout en ce qui concerne la fréquence et l’extension de la syphilis.

Les chiffres montrent, en effet, une augmentation considérable, au cours des années, des consultants pour syphilis. Ceci est dû non seulement au fait qu’on dispose actuellement de meilleurs moyens pour les

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dépister et les traiter, mais aussi à ce que, par suite de la facilité accrue des communications reliant rapidement les communes aux grands centres, le nombre des consultations a grandi et le contage parallèlement.

Ces statistiques extraites de l’excellent rapport annuel de 1937 du médecin-commandant Jolly vont nous permettre, mieux que tout commentaire, de constater cette effroyable progression. :

Statistiques de l'Institut de Prophylaxie.

La progression du chiffre des malades syphilitiques traités depuis 1932 a été la suivante :

Total des Syphilitiques |

reconnus et traités Total des nouveaux

Années — syphilitiques Hommes Femmes Total Général par année 1932 51 40 91 91 nouveaux 1933 288 . 423 ol 620 > 1934 648 862 1510 799 > 1935 915 1170 2085 OU > 1936 1122 1323 2445 360 > 1937 1358 1550 2908 463 »

Nota. — Le chiffre de 463 pour 1937, bien que supérieur à celui de l’année précédente, montre une amélioration nette par rapport aux années 1933-34, époque du dépistage intensif qui a résulté de la création de l’Institut de Prophylaxie.

IT

Proportion des syphilitiques nouveaux reconnus à la consultation.

Années Consultants RER Le Paurcentage 1933 1368 1772 620 45 % 1934 1588 2623 799 50 % 1935 2487 2265 575 23 % 1936 3474 1737 360 10 % 1937 2616 2971 463 17

ToTar 11533 11368 2817 24 % Nota. — Après un pourcentage effroyable en 1934

de 50 %, on constate avec satisfaction une amélioration appréciable en 1937, puisque le taux d'infection syphilitique n’atteint plus que 17 %.

Nombre de syphilitiques reconnus dans l’année à l’Institut de Prophylaxie.

Mois Hommes Femmes Total Janvier 24 24 ASE Février 19 9 18 Mars 27 20 47 Avril 18 23 41 Mai 16 pl 33 Juin 24 25 49 Juillet 22 24 46 Août 18 24 49 Septembre 24 16 40 Octobre 17 15 32 Novembre 15 12 27 Décembre Pi? 18 4 40 3

ne | Fe TOTAL 236 227 463

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