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Zambaco-Pacha. La contagion de la lèpre en l'état de la

science, 1907.

par des sœurs européennes et indigènes : mais on n'avait pas jugé à propos d’y placer un médecin. Les Canaques, qui auraient probablement consenti à subir cet exil, si on leur avait prodigué des soins susceptibles d'amener leur guérison, n’eurent plus qu’une pensée : retourner dans leurs tribus ; aussi, les évasions furent-elles nombreuses. Ceux qui restaient furent bientôt rejoints par des membres de leurs familles et la léproserie de l'ile Art ne se différencia bientôt plus d’une tribu ordinaire : elle comptait en effet autant de gens sains que de malades.

Il est nécessaire que les malades trouvent dans les léproseries une hygiène rigoureuse et un certain confort : ilne faut plus qu'on puisse adresser à ces établissements des critiques comme Ehlers en pouvait faire à Richemond et Lhomme à Pondichéry.

À l'asile de Richemond, dans l'ile de Sainte-Croix, dit Ehlers, les salles sont trop petites et trop encombrées de malades. Dans les cours, pas d’ombrage, pas de préau où les malades puissent s'abriter contre le soleil. Ils sont obligés de rester dans leurs petites cages surchauffées. Le règlement prescrit de les enfermer chaque soir, au coucher du soleil et il leur faut demeurer toute la nuit, avec leur vase de nuit sous leur lit, dans une petite salle, usqu'à ce qu’on leur ouvre la porte, le lendemain matin. Le nettoyage des salles est fait à contre-cœur parles malades qui ont des mains, Les urinoirs sont inconnus et remplacés Par n importe quel coin dela pelite cour, au choix de chacun. Il n’y a point de cuvettes pour tous les malades : ceux qui en manquent les remplacent par leur vase de nuit. La

salle de bain n'a pas de savon et l’essuie-mains est incon-

nu. Îl n'y à ni couteaux, ni fourchettes ; quelques bancs, très primilifs, sans dossiers, liennent lieu de chaises. Rien n'est fait pour utiliser le temps des pauvres lépreux qui n'ont plus de mains; ce qui manque le plus c’est une collection de livres.

Pour les pansements, on fournit à de rares intervalles des tissus de coton neuf qu'on doit découper en bandes toutes prêtes pour l'emploi ; mais il arrive souvent que les lépreux vendent ces tissus et se contentent de vieille toile à sac mise au rebut par l’intendance militaire etimprégnée d'huile ou de toute autre substance. Afin de se garnir la poche, les malades troquent volontiers leurs aliments, surtout le lard. Le prix de quatre rations est de 40 cents à Christiansted ; quatre lépreux mettent en commun leurs portions et pour ces quatre parts de lard, qu'ils ont touchées de leurs mains suppurantes, ils trouvent des acheteurs criminels, qui leur en donnent 5 à 6 cents.

M. Lhomme rapporte que, jusqu’en 1903, il n'existait à la léproserie de Pondichéry ni salle de visite ni salle de pharmacie ; les médicaments, les registres, les objets de pansement étaient relégués pêle-mèêle avec les autres approvisionnements dans une sorte de réduit. La visite et les pansements se faisaient sous la vérandah, presque en plein air. L'alimentation en eau étant défectueuse, la léproserie devait aller s’approvisionner à plus de 4 kilomètres de là, à moins d'user de l’eau des puils située dans l'établissement, qui était de médiocre qualité.

Les léproseries judicieusement construites et bien tenues ‘ sont, au contraire, fort bien acceptées des malades.

Pour un lépreux transporté d’un misérable village de

Boutin ÿ

pêcheurs de la côte norwégienne à l'hôpital de Bergen, ce dernier est un vrai paradis, où il trouve un lit, des vêtements propres, de bons repas, des soins médicaux, point de soucis et la compassion de son entourage, qui ne laisse paraître aucun signe de crainte ou de mépris, si horrible que soit son apparence. Il ne songe point à échanger cette paix heureuse contre son ancienne misère. Nous avons déjà vu qu'à l'asile de Bombay, les internés étaient contents de leur sort et qu’on n'observait plus de tentatives d'évasion.

Le chirurgien du district de Perak rapporte (Journ. of Trop. Méd., 1907) que les lépreux enfermés dans les asiles s'y déclarent satisfaits ; on pourvoit à leurs besoins d’une façon très généreuse.

Les lépreux de Culao-Rang, la grande léproserie de l’Indo-Chine, sont installés dans des cases spacieuses et ont à leur disposition toute l'étendue de cette île de Mé-Kong. Ils peuvent, lorsqu'ils ne sont pas trop mutilés, se livrer à la culture et à leurs occupations ordinaires. Ils mènent à la léproserie la même existence que daus leurs villages ; aussi les tentatives d'évasion sont-elles exceptionnelles.

M. Moore écrit de l'asile d’Asaba (South Negeria) : les lépreux vivent sous des huttes de roseaux et paraissent, dans l’ensemble, mener une vie heureuse, grâce à la bonne nourriture el aux bons soins qu’on leur donne. Trois seulement ont quitté l'asile de leur plein gré, sans qu’on essayât de les retenir. Un nombre considérable de malades a demandé à être admis, mais le manque de fonds nous a obligés d'en refuser la plupart.

On peut lire dans le Journal of tropical medecine

(juin 1908):

« La condition des indigènes dans les établissements du Natal est satisfaisante et le nombre des plaintes portées par les internés est extrêmement petit. La direction et le contrôle par la seule persuasion — car il n’y a point d’obstacles matériels à une évasion —, font grand honneur à M. Gielink ; il a réussi à les persuader de ne point mener une vie oisive, mais de se livrer aux travaux dont ils sont capables, principalement à ceux des champs, d’où il résulte un allègement considérable des frais de leur entretien ».

« Malgré leur fragilité et leurs misères, écrit le directeur de Huta Salem, à Sumatra, les intéressés vivent fréquemment jusqu’à un âge avancé. À peine un ou deux montrent-is un esprit de désobéissance el d'obstination ; leur conduite ne donne d'ordinaire aucun sujet de plainte.»

Ces colonies de lépreux auront de plus l'avantage de servir de champs d'observation et d'expériences, pour l’étude de la lèpre ; montées seientifiquement et dirigées avec intelligence, elles pourront faire progresser la thérapeutique de la maladie. Leur isolement devra être absolu ; il y aurait une étrange contradiction à tolérer pour elles les fautes de prophylaxie qu’on défend aux individus. Il ne faut pas que chaque léproserie devienne à son tour un redoutable foyer de lèpre. Sauf le personnel hospitalier, aucune personne saine ne pourra y être admise. Les internés n'auront point de commerce avec l'extérieur ; leur sortie ne sera autorisée que rarement, pour des affaires importantes, et à la condition que les précautions d'hygiène soient rigoureusement observées. Les missions norvégiennes et anglaises avaient fondé plusieurs léproseries à

Madagascar, bien avant la conquête. Mais c étaient des

œuvres de charité et non de prophylaxie. Le but que se

proposaient les missionnaires élait de secourir les malades

indigents et de leur procurer un peu de bien-être. De la

contagion, ils n'avaient cure. Dans ces établissements, les

malades entraient et sortaient à leur gré, des personnes saines dénuées de ressources cohabitaient avec eux. Aussi les missions n'ont-elles pas entravé la propagation de la lèpre dans ce pays (Jeanselme.)

Il y a quelques années, dans les asiles de la Crète, les lépreux élevaient des chèvres, des moutons et des poules ; ils trayaient leurs animaux domestiques avec leurs mains ulcérés et s’en allaient au marché de la ville voisine, pour vendre leur lait et leurs œufs. Ils sous-louaient leurs misérables hutles à des personnes saines et peu fortunées : Ehlers a compté 42 de ces personnes à l'établissement de la Canée ; à celui de Candie, il y en avait plus de 900. Le gouvernement allouait par jour aux lépreux une ration de 600 grammes de pain seulement, et ces malheureux élaient forcés, pour vivre, de recourir à la mendicité. Couverts d’ulcérations, ils parcouraient les campagnes, couchant tantôt dans les villages et dans le lit des personnes saines, tantôt au léprochorion. Leur hardiesse, leur manque de sens moral, leur satyriasis, augmentaient le danger. Quand leurs parents venaient pour les visiter, ils les faisaient coucher dans leurs cabanes (Ehlers).

A Pondichéry, les lépreux qui venaient réclamer des secours auprès des médecins européens étaient en général des faméliques, mendiants de profession, plus soucieux de manger à leur appétit que de se faire traiter

sérieusement.

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Aussi mainte fois en a-t-on vu qui quittaient l’établissement pour reprendre ce qu'ils considéraient comme leur profession naturelle. Il n’y avait en effet aucune surveillance policière exercée sur les lépreux. qui circulaient tout à leur aise aux alentours de l’hospice, poussant à l’occasion une pointe en ville dans leur famille, ne rentrant à la léproserie que pour manger et dormir et disparaissant souvent tout à fait, non sans emporter avec eux les effets de l'administration. De temps à autre, les agents de la force publique intervenaient pour faire rentrer à l'établissement ou expulser du territoire un lépreux qui causait du scandale ou qui était l'objet d’une plainte. Comme il n'existait pas de sanctions pénales, les choses en restaient là et les délinquants en étaient quittes pour recommencer un peu plus tard leur pérégrination. (Lhomme.)

Dans les asiles de Sumatra, on n’exerce pas sur les malades la moindre contrainte : ils choisissent librement le lieu de leur exil ; ils le quittent quand ils veulent, mais, | une fois sortis, ils n'y peuvent plus rentrer. Cette circonstance explique le grand nombre d’évasions. Mais la plupart du temps, les fugitifs sont forcés de rester sur la côte orientale.les vaisseaux se refusant à transporter des lépreux. Souvent, ils se réfugient dans le pays des Battas, qui sont aussi très contaminés, ou bien ils se dirigent vers la côte occidentale où ils vont être un foyer d'infection pour leur nouveau domicile.

Le nombre considérable de fugitifs qui s’établissent dans les environs de l'asile et tâchent d'y pourvoir à leur entretien, comme mendiants ou comme maraichers, cons-

titue pour Médan un danger toujours plus menaçant. La loi ne permet pas de ramener de force ces amoureux de la liberté dans un établissement où l’on s'efforce d’adoucir leur sort avec la plus grande humanité. On les arrête de temps en temps pour vagabondage et mendicité ; maisla loi oblige de les relâcher après une détention de 100 jours au minimum, de sorte que Médan devient peu à peu le centre d’une colonie de lépreux libres. (Ræmer.)

On trouve dans les agglomérations lépreuses du Tonkin des gens plus ou moins âgés, porteurs de lésions caractéristiques, et de jeunes enfants. Quand ces derniers sont arrivés à un certain âge, et qu'ils ont les apparences de la santé, ils quittent le village pour aller exercer un métier quelconque ; s'ils deviennent plus tard lépreux, ilsretournent dans leurs villages d’origine.

Un village de lépreux, tel que celui de Ninh Binb, est un vaste rectangle limité seulement par une levée de terre. Les lépreux, parqués dans cet espace, construisent de misérables paillottes, où ils vivent avec leurs familles, de sorte que la population saine est au moins égale à celle des lépreux.

Comme l'allocation accordée par le Protectorat est notoirement insuffisante, les lépreuxrayonnent dans les localités environnantes, pour aller mendier dans les marchés. Ceux qui sont encore en état de travailler s'engagent au service des paysans voisins, pour faire les semaiiles et la moisson. Aux environs de Hanoï, ils avaient la spécialité de l'élevage des lapins blancs, qu'ils allaient ensuite vendre

au marché,

Au lieu d’être des foyers d'extinction de la lèpre, ces villages sont donc en réalité des foyers de propagation.

Le village de Min, qui a remplacé l’ancien village de lépreux situé à Hanoï même, est distant de cette ville de 10 kilomètres environ.

Il est placé sous la direction effective de la Mission catholique et un prêtre indigène y réside en permanence. Quatre chefs anamites sont préposés à la police. La superficie du village, habitations comprises, n’excède pas 25 maos {le mao est un carré ayant 72 mètres de côté). Aussi les rizières cultivées par les lépreux étant insuffisantes pour les nourrir, le budget provincial leur alloue une somme mensuelle de 400 piastres. Les naissances et les décès (16 en moyenne par an) s’équilibrent à peu près.

Dans cette agglomération, des fautes nombreuses contre la prophylaxie sont accumulées :

1° Sur une population de 400 indigènes, 180 seulement sont des lépreux confirmés. Les autres sont sains ou considérés comme tels et ont le droit d'aller travailler au dehors. Les malades sont séquestrés sous la garde d’un corps de miliciens. Mais, comment, au milieu des allées et venues incessantes, une surveillance réellement utile peutelle s'exercer ?

20 Les habitants soi-disant sains, qui jouissent d’une liberté entière, sont certainement des agents de dissémination de la lèpre. Certaines femmes ou filies, qui ont passé toute leur enfance en plein foyer lépreux, vont vivre ensuite avec des Européens ;

3° Les habitants des communes voisines ont libre accès

au village de Mui. Des restaurateurs ambulants y viennent

chaque jour, pour vendre du riz et des potages. De là, ils se rendent dans d’autres villages, et les mêmes bols, les mêmes baguettes servent aux clients non lépreux ;

4° A l'intérieur du village de Mui, tout contribue à favoriser la contagion. Les cases des lépreux alternent avec celles des individus sains, afin que les infirmes puissent être assistés par les valides. La cohabitation est autorisée et les enfants sont nombreux : c’est généralement vers l'âge de dix à quinze ans qu'apparaissent les premiers signes de lèpre (Jeanselme).

M. Ehlers signale qu'à Richemond, dans les Antilles danoises, on permettait aux femmes de sortir et qu’elles revenaient parfois enceintes de leurs eXCUrSIOons.

(ÇA Pondichéry, dit Lhomme, les services rendus par la léproserie au point de vue prophylactique ne sont pas ce qu'ils devraient être, parce qu'au lieu d’être un endroit fermé au publie, l’hospice Desbassyns est un but de pèlerinage fort en honneur dans la région ; on y vient en effet pour obtenir de Saint-Lazare, patron de la chapelle, la guérison des maladies.cutanées. Tous les mardis, dans la soirée, il se produit un défilé ininterrompu d'Européens et d'indigènes, qui viennent Y accomplir leurs dévotions hebdomadaires. Une fois par an, il ÿy a de plus un grand pèlerinage : la fête dure huit jours, pendant lesquels la chapelle ne désemplit pas. Certains jours de marque, une musique étrange, installée aux abords du Sanctuaire, fait alterner son vacarme avec les chants pieux ; pendant toutes les allées et venues, la foule envahit l'emplacement réservé aux lépreux ; or, la plupart des indigènes, même

des hautes castes marchent pieds nus. Le nombre des

lépreux semble augmenter de jour en jour et les missionnaires déclarent avoir constaté depuis quinze ans une progression évidente. »

Il serait pourtant par trop cruel de priver à jamais les malheureux internés des nouvelles de leurs parents et de la consolation de les voir quelquefois, Sur les limites de la léproserie, un bâtiment sera réservé à cet effet et les parents des malades y seront admis à jour fixe, sous certaines conditions et sur une autorisation du directeur, Pour éviter tout danger de contamination, un surveillant

assistera à l’entretien,

Dans la léproserie chinoise de Médan (Sumatra), dit Rômer,

il était permis aux internés de recevoir des visites aux jours

de fête, si nombreux chez les Chinois. Il n’y avait point de A :) (7 >) À

contrôle; et, pour peu qu'on connaisse les mœurs d’'Extrême-

Orient, on comprendra combien le commerce intime des Chi-

nois entre eux pouvait contribuer à propager l'infection.

Les personnes étrangères à l'établissement qui seront trouvées dans son enceinte seront l’objet de châtiments sévères. On évitera ainsi les contacts avec les populations environnantes, qui, dans tant d’asiles, rendaient jadis si illusoire l’isolement des lépreux.

Il faudra empêcher les malades de laisser leurs vieux effets dans leurs habitations et faciliter l'accès des léproseries aux indigents, qui souvent ont de longs voyages à supporter.

« Dans l'Inde, dit Baïley, le pauvre lépreux voyage à

pied et se traîne d’un lieu à un autre, mettant quelquelois des semaines, pour parcourir de courtes distances. Mais

un moment vient où il ne peut même plus se traîner, et alors ii faut qu'il se couche et qu'il meure, ou qu'on le transporte de quelque manière. »

Le transport des malades dans les léproseries insulaires pourra être effectué par des navires désaffectés de la marine &ouvernémentale ou, si elles ne sont pas trop éloignées de la terre ferme, par une barque exclusivement réservée aux lépreux et remorquée par une chaloupe à vapeur.

A l'intérieur de l'asile, certaines précautions d'hygiène seront nécessaires, Les malades atteints de lèpre nerveuse seront séparés de ceux qui portent des tubercules ulcérés Parce qu'ils pourraient, par la contagion, aggraver leurs lésions et en acquérir de nouvelles.

Le barbier de l'établissement sera choisi parmi les pensionnaires et les instruments dont il se servira seront réservés aux seuls lépreux. |

Los effets et le linge des malades devront être rigoureusement désinfectés avant d'être mis en lessive ; leur blanchissage aura lieu dans l'enceinte de l'asile.

Les immondices et les détritus de toutes sortes ne seront point jetés directement à la mer ou dans les fleuves : ils devront être incinérés ou enfouis après désinfection par le chaux, le sulfate de cuivre, de fer. elc. Autant que possible, les cimetières seront placés sur le terrain des léproseries. Les cadavres des lépreux seront brûlés, ou enfermés dans un cercueil bien clos et enterrés profondément dans un lit de chaux vive. Aucun corps ne sera transporté au dehors.

Selon la religion à laquelle ils appartenaient, les Iépreux

décédés à l'asile de Pondichéry étaient incinérés aux lieux

ne ©

habituels ou inhumés dans leurs cimetières respectifs. Les cadavres non réclamés étaient enterrés par les soins de la police dans un cimetière situé à côté dela léproserie, mais qui n'était pas réservé à ces malades. Aucune mesure de désinfection n’était prise, ni avant, ni pendant le transport qui se faisait suivant le mode habituel. Les morts qui appartenaient à la religion brahmanique étaient portés habillés et le visage découvert, sur une sorte de civière plus ou moins décorée. Les plus riches étaient maquillés, couverts de fleurs et escortés par un orchestre aussi bruyant que discordant (Lhomme). La terreur des Sakhalaves valait mieux contre la contagion que de si pompeu-

ses cérémonies.

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