Kermorgant. La Lèpre aux Colonies françaises. Lepra
peu coûteux et répondront aux conceptions modernes de l'hygiène. On recherchera l'exposition au soleil.
Il y aura des logements pour le médecin, la direction et le personnel ; ils formeront un quartier séparé de celui des malades. |
Les lépreux valides habitéront par groupes sympathie. ques dans de petits pavillons ou dans des cases qu'ils Consiruiront eux-mêmes : elles seront entourées d'un jardinet, où ils pourront cultiver des fleurs ou des légumes. .
Les impotents seront réunis dans des bâtiments plus grands, pour la commodité du service; il y aura sur les façades des vérandahs, où ils pourront se reposer dans le jour.
L'établissement possédera un Jaboratoire, une salle d'observation pour les Suspects, une infirmerie pour les affections intercurrentes, une pharmacie ävec un dispen- Saire pour la délivrance des Médicaments, une chambre de désinfection et des salles bien aménagées ‘pour les bains et les pansements: ces dernières devront être cimentées et munies d’une canalisation Pour l'écovulement des eaux usées.
( Y aura encore des cuisines, des réfectoires, des greniers pour les provisions, un poulailler, un pare pour les bestiaux, des communs. des Cabinets, une buanderie et une prison isolée.
On construira un orphelinat pour les enfants sains, une . école pour les enfants lépreux, un parloir pour les visites, un préau pour les jours où il pleut, une cantine où les internés achèteront du tabac, du café, des sucreries, elc.,
des salles de jeux et de lecture, des chapelles et des pagodes pour la célébration des rites religieux.
Le matériel et le mobilier seront très simples et d’un nettoyage facile. Une hygiène sévère devra présider à l’entretien des bâtiments.
Dans la journée, les malades y séjourneront le moins possible, et seulement quand leur élat de santé l'exigera. On en profitera pour faire le nettoyage el pour tenir constamment ouvertes les portes et les fenêtres. Les cloisons de séparation, dans les pavillons ne doivent ni atteindre le plafond, ni reposer sur le sol, pour que l’aération, et le lavage à grande eau soient rendus plus faciles.
« À Médan, écrit Rœmer, la propreté la plus méliculeuse est observée. Tous les malins, les grabats en bandes de tôle sont lavés, désinfectés el séchés au soleil par les soins de ceux qui les occupent.Ces grabats, les couvertures, les oreillers, sont désinfectés au moins une fois par semaine, au moyen d'un courant d'air sec el chaud.
« Devant l'entrée de chaque porte, il y à un paillasson trempé de phénol, sur lequel les lépreux doivent marcher en entrant, pour s'essuyer les pieds. Des conduits amènent l’eau ; des canaux font écouler les eaux de ménage ; | lés expectorations sont reçues dans des liquides désinfec-
tants. »