‹ La Lutte contre la Mortalité Infantile à LyonChapitre 11 sur 17 · COTES · texte numérisé non relu

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par gastro-entérite est de 0,5 °/., et sur les 13 décès, 8 sont-ils encore dus à des affections respiratoires.

La mortalité des enfants nourris par leur mère est der

La mortalité totale des prématurés est de 9 °/..

Le budget annuel est d’environ 30,000 fr. et la journée d'un nourrisson revient à 1 fr. 75. Mais c’est là un prix bien peu élevé, caril n’est pas exagéré de croire que normalement la mortalité de ces prématurés envoyés en nourrice est de 75 °/, environ.

8° La Question du Lait à Lyon

C'est là une question des plus importantes, véritable problème social, que nous ne pouvons qu'’esquisser dans notre travail, vu l'ampleur que mériterait un tel sujet. Sans doute il serait souhaitable que pour les jeunes enfants de 0 à 1 an, dont nous nous sommes plus particulièrement occupés, la question ne se posät même pas. Mais, malheureusement, beaucoup d’entre eux sont, de par l’état de choses actuel, privés du lait maternel. Guettés de ce fait par la gastro-entérite, il leur faudrait plus qu'à tous autres un lait excellent.

Mais à l'heure actuelle, l’approvisionnement en lait des grandes villes francaises est des plus déplorables et à ce point de vue nous sommes à Lyon «sous un régime voisin de la sauvagerie. » (Professeur Fabre, Congrès d'Hygiène, 1907).

Rappelons que Lyon, avec sa population de 520,000

mn

habitants, consommant chaque jour 150,000 litres de lait, est dans une situation déplorable en comparaison de Copenhague, Stockolm, Berlin.

De l'avis de M. le professeur Fabre, le contrôle est inefficace et la clientèle recherchant avant tout le bon marché, n’est pas éclairée sur la différence de valeur entre le lait marchand, le plus souvent additionné d’eau, et un lait normal vendu plus cher de quelques centimes, du reste tout aussi dangereux s’il nest pas maintenu à l'abri des pullulations microbiennes.

Regrettons l’absence d'œuvres analogues à celles qui fonctionnent à Paris sous le nom d'Œuvre philanthropique du Bon Lait (H. de Rotschild) et d'Œuvre sociale du Bon Lait et que les efforts de la Municipalité en créant la vacherie du Parc de la Tète-d’Or sont encore loin de répondre aux besoins journaliers !

Nous emprunterons au travail de MM. Péhu et Porcher les idées suivantes :

1° A Lyon, le contrôle municipal semble inefficace parce que trop tardif. Mieux vaudrait avoir un contrôle atteignant le lait dès sa production à la vacherie.

2 Il est regrettable d’avoir affaire, à Lyon, au système des petits producteurs et des petits détaillants, ce qui rend le contrôle très illusoire. Les grandes Sociétés permettent au contraire ce contrôle et cherchent d'elles mêmes à appliquer les meilleures mesures d'hygiène.

3° En éliminant un projet de Régie totale, impos-

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sible pour une agglomération comme Lyon, on peut envisager la possibilité d’une Régie partielle. Une usine municipale pourrait stériliser tout le lait, ou au minimum le lait destiné aux enfants. (Exemple de Cologne).

Mais de l’avis de MM. Péhu et Porcher, la solution la plus simple et la plus pratique consisterait: « à mettre la ville vis-à-vis d’une Société, dans la même situation que se trouve à Paris l’œuvre sociale du Bon Lait vis-à-vis de la Société Maggi », c’est-àdire à établir un contrôle municipal, sans monopole (la Ville pouvant accorder son appui à toute Société offrant les mêmes garanties), une surveillance de toutes les opérations, depuis l’étable jusqu’à la livraison, surveillance exercée par des vétérinaires, des médecins et des chimistes municipaux.

Ce serait là un précieux et heureux appoint à la lutte contre la mortalité infantile.

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