‹ La Lutte contre la Mortalité Infantile à LyonChapitre 7 sur 17 · LOT · texte numérisé non relu

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C) Société d'Encouragement à l’Allaitement Maternel.

Fondée en 1877 à Lyon, présidée par Madame Morel, elle a pour but de donner à chaque mère la possibilité de nourrir son enfant en la secourant chez elle partous les moyens possibles. C’est une œuvre à tendance catholique, dont les Dames patronnesses vont rechercher les mères de familles nombreuses, les visitent à domicile, et leur remettent des secours en nature ou en espèces (en moyenne 100 tr. par nouveau-né et par an) ; elles cherchent à combattre, dans la mesure du possible l'allaitement mercenaire et les errements hygiéniques des femmes qui, le plus souvent, ne savent pas nourrir. Enfin, elles tentent de soustraire la femme à l'atelier, qui leur est funeste physiquement etmoralement, essayantainside rendre « l’enfant à sa mère, la mère à la famille et la famille à Dieu ». Le budget annuel, assez variable et dû à la générosité privée, est de 7 à 8.000 francs.

D) Œuvre de la Samaritaine.

Fondée en 1891, par Monsieur et Madame Sabran, reconnue d'utilité publique en 1898, elle n’a guère d’analogues qu’à Paris et Nantes. Elle a pour but : « de fournir aux filles mères victimes d’une première faute et repentantes, les moyens de retrouver une place dans la Société ». C’est donc une œuvre moralisatrice, à la fois d'assistance et de réhabilitation.

Pendant la grossesse, l’'Œuvre offre aux filles

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mères un asile dans ses locaux (21, rue de Villon, à Montplaisir); les couches doivent se faire à la Charité; pendant les suites de couches, les mères sont à nouveau hospitalisées à l’Asile jusqu’à complet rétablissement. À ce moment, l'Œuvre cherche à provoquer le mariage ou, en cas d’impossibilité, leur procure une place dans laquelle elles seront visitées.

Mais ne sont admises que les filles mères à leur première grossesse, domiciliées depuis 3 mois au moins à Lyon ou dans le Rhône; il faut également que de bons renseignements aient été recueillis sur leur compte par les Dames patronnesses. Une des règles absolues de la Samaritaine est la reconnaissance de l'enfant par sa mère, et les couches doivent se faire à la Charité. Aucune tendance confessionnelle.

En 1910, il y a eu, à Montplaisir, 125 pensionnaires avec 9,975 journées de présence. 74 femmes sont restées fidèles à l’'Œuvre, 27 indifférentes, 3 ont quitté l’Asile avant leurs couches, 19 mariages ont eu lieu.

86 enfants vivants ont été reconnus, 19 sont décédés (soit une mortalité de 12 °/, due à la mise en nourrice), 6 ont été allaités par la mère (5°/,). La protection des filles mères enceintes a permis, en 1910, d'obtenir les résultats suivants : sur 100 enfants, 50 °/, sont venus au monde avec un poids supérieur à 3,000 grammes, 10 °/, aux environs de 3,000, 30°/, entre 2,500 et 3,000, et 10 °/, seulement au-dessous de 2,500.

Le budget annuel est de 20,000 francs environ

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(Dotation Sabran, Subventions, Souscriptions), et la journée d’une femme hospitalisée revient à 2 fr. 06.

7° Œuvres à Type Spécial A) Dispensaire antituberculeux de Lyon

La préservation de l'enfant est une des grosses préoccupations de cette excellente œuvre d'hygiène sociale, dirigée par Monsieur le professeur Jules Courmont. Une fois les tuberculeux dépistés et surveillés par l’enquêteur, on pourra surveiller de très près les femmes tuberculeuses pendant leur grossesse (Augmentation du secours. Bons de suralimentation. Désinfections à domicile plus fréquentes).

Après la naissance de l’enfant, les Consultations de nourrissons permettront de suivre l’enfant de très près, d'encourager la mère à allaiter si elle est saine, ou au contraire d'exiger le sevrage si elle est tuberculeuse. Il existe deux consultations qui ont lieu une fois par mois, l’une au Dispensaire de la rue Chevreul (Professeur agrégé Lesieur et docteur André), l’autre 3, place St-Vincent, pour les 1%, 4°, 5° arrondissements (Professeur agrégé Arloing). Les enfants y sont amenés jusqu’à 14 mois, jusqu'à 2 ans si leur courbe de poids est défectueuse. Pour chacun il est constitué un dossier, où se trouvent consignés l’observation de ses parents, l’état des lésions du père ou de la mère, le régime suivi, le lait distribué. Ge lait est fourni par la ville de Lyon; et chaque mois il

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