VI. Besoin de traitement
Est-ce que le malade peut être soigné
dans sa famille?
Est-ce que le malade doit être soigné
au sanatorium?
Est-ce que le malade doit être soigné
dans un autre établissement?
VIL Remarques:
Y a-t-il lieu de croire que le malade a déjà été porté sur la liste d'un autre médecin? Et dans ce cas sur quelle liste? D'autres remarques :
le
Un membre militaire fie la LiL^ne- Nationale ;i fait observai- au Conseil le ilaiii^er (|iii existe dans le fait ([ue beauctnip de soldats de farDii'c et de la iiiaviih\ ayant contracté la tuberculose pendant leur tcnij^s de service, peuvent devenir les agents de la propa^^ation de la maladie, lorsqu'à la fin de leur service ou après un coniré accorde <à cause de maladie incurable ils retournent chez eux. La Ligue a nommé un comité qui doit tirer au clair, combien de soldats quittant leurs régiments respectifs sont atteints de tuberculose, ainsi que présenter un projet quant aux mesures ci prendre pour empêcher la transmission de la contagion par ces soldats.
Pour ces fins la Ligue Nationale a aussi eu recours au moyen dont on a fait usage dans plusieurs autres pays afin de se procurer des fonds à l'avantage d'institutions d'utilité publique, particulièrement pour servir la cause anti-tuberculeuse, je veux dire les soi-disant timbres de bienfaisance à apposer sur des envois postaux. Les timbres ont été dessinés par M"^ T. Thorén.
A la demande de la Ligue, le Gouvernement décida le 25 nov. 1904 que sous certaines conditions de tels timbres de bienfaisance, livrés par la Ligue au dépôt des timbres-poste de l'Etat, seraient distribués par l'Administration des Postes aux différents bureaux, où ils seraient vendus à un prix de 2 ore (à peu près 3 centimes). L'autorisation est valable jusqu'au i. février 1906.
Six millions de timbres furent mis gratuitement à la disposition de la Ligue par M'' le Directeur Cari Laurin ; le timbre fut mis en circulation par tous les bureaux de poste du royaume le 15 déc. 1904 et à la mi-février 1905 il en était vendu plus de 5 millions d'exemplaires, dont le revenu, déduction faite de certaines provisions etc., représente une somme de 100,000 kr. (= 138,000 francs).
La Ligue Nationale suédoise contre la tuberculose compte à présent (mai 1905) environ 1^.000 lucnihrcs et de nouvelles inscriptions s'effectuent tous les jours. Dans la plupart des provinces se sont formées des comités provinciaux qui servent d'intermédiaires entre les différents comités locaux et le Conseil de la Ligue, qui a son siège à Stockholm. La Ligue, qui s'est mise sous la haut patronage de Son
lô
Altesse Royale le Prince Héritier Gustaf, a pour son président un des hommes les plus marquants du pays, le Baron Gustaf Tamm, ancien Ministre, ancien Grand-Gouverneur de la ville de Stockholm etc. ; le secrétaire de la Ligue est le D:r Bertil Buhre, qui a tant mérité de la lutte antituberculeuse en Suède.
Communication
de
la Ligue Nationale Suédoise contre la tuberculose.
La tuberculose est une maladie très répandue qui se présente sous des formes différentes: tuberculose pulmonaire, ganglionnaire^ osseuse, articulaire, méningéale etc.
De toutes ces formes de tuberculose chez l'homme, la phtisie est non seulement une des plus dangereuses, mais aussi la plus ordinaire.
Il est constaté qu'en Suède au moins 12,000 personnes meurent par an de cette maladie, ce qui fait un décès par tuberculose pour chaque septième personne. La plupart de ces décès frappent l'homme dans l'âge le plus vigoureux.
La tuberculose est une maladie contagieuse. Elle se transmet principalement par les expectorations des phtisiques, lesquelles contiennent la matière contagieuse, les soi-disant bacilles tuberculeux.
Presque chaque homme est exposé à la contagion tuberculeuse. Heureusement les bacilles tuberbuleux ne sont pas toujours dangereux. Dans des chambres claires, ensoleillées et bein aërées, où règne la propreté, ils perdent vite leur énergie.
Il est dangereux d'être en contact continuel et prolongé avec un phtisique, qui ne prend pas de mesures de précaution quant à ses expectorations, et la contagion est particulièrement dangereuse dans les habitatations ou les ateliers sombres, renfermés ou malpropres.
Les enfants sont partout très susceptibles à la contagion tuberculeuse. Ils contractent facilement la tuberculose sous toutes ses formes; il faut par conséquent les garder bien dans les familles où il y a un phtisique. La propagation de la tuberculose peut être combattue avec succès et il faut la combattre!
Les adultes peuvent facilement se mettre à l'abri de la contagion, s'ils mènent une vie sobre et ordonnée, et si le malade, auprès duquel ils vivent ou travaillent, observe toutes les règles de la propreté surtout par rapport à ses expectorations. Les adultes n'ont pas à craindre un poitrinaire qui observe bien ces prescriptions. Ne permettez jamais qu'on crache par terre dans votre habitation ou dans le local où vous travaillez.
L'n ])htisi(iuc doit toujours faire usage d'un crachoir, (|u'il l'aut nettoyer tous le jours à l'eau l)ouillaiite. i-es crachats soni ininuinisés, si on les fait bouillir ou les fait inonder d'une solution de lysol (une bonne cuiliert'e à café de lysol pour V^' litre d'eau), ou enfin si on les enterre.
Tenir vos enfants bien propres, surtout leurs figures et leurs mains. Veillez bien à ce (jue le lait ainsi c[ue tout autre nourriture qu'ils vont con sommer n'est pas vicié par les expectorations du malade.
Ne pas permettre à un phtisiciue d'hal)iter la même chambre ([uc des enfants.
Nettoyer avec soin les vêtements, le linge et d'autres ol)jets dont s'est servi un malade avant de les donner à d'autres personnes. Les objets qu'on ne peut pas bien nettoyer doivent être brûlés.
Za phtisie est une maladie dangereuse, mais elle n'est pas incurable. Quiconque souffre de quintes de toux prolongées ou réitérées, ou observe chez soi un autre signe de maladie de poitrine, doit incontinent voir un médecin et suivre ses ordonnances minutieusement.
Combien de % de tous les décès sout causés par la tuberculose parmi des gens de différent âge?
Moyenne pour la ville de Stockholm 1898 — 1902.
o — I iin I — 15 ans 15 — 30 ans 30 — 60 ans 60 ans et au-dessus
Il ressort des chiffres ci-dessus que sur 100 décès 4 ont été causés
par la tuberculose à l'âge au-dessous d'un an, 23 à l'âge i — 15 ans, 53 à
l'âge 15 — 30 ans, 25 à l'âge 30 — 60 ans et i à l'âge au-dessus de 60 ans.
On connaît combien de personnes meurent par an de tuberculose et
à quel âge.
I — 15 ans 15 — 60 ans 60 ans et au dessus.
Ces chiffres montrent aussi comment la tuberculose fait la plupart de ses victimes pendant l'âge adulte. Dans les villes de la Suède meurent tous les ans de tuberculose 963 enfants (463 garçons et 46g filles), 2,044 personnes adultes (1,050 hommes et 994 femmes) à l'âge de 15 — 60 ans et 304 (142 hommes et 162 femmes) à l'âge de 60 ans et au-dessus.
• 2. Etablissements pour tuberculeux.
A. Les Sanatoriums populaires.