‹ La Lutte contre la tuberculose en SuèdeChapitre 53 sur 78 · US · texte numérisé non relu

US

Gottland .

Kronoberg Norrland (5 Kristianstad Kalniar .

fônkôping Kopparberg Malmôlius Halland .

Blekinge .

Vàrniland Alfsborg .

OstergôtlanC Skaraborg Upsal . .

Gothembou Orebro . . .

Vâstmanland .

Sôdermanland .

Stockholm, prov Stockholm, ville

2;etBoh

181 i/ao.

(iottland .

Kronoberg Varmland Norrland (5 dép.) Jpnkôping "yÙFsborg .

Kristianstad Skaraborg Halland .

Kalmar .

Kopparberg Malmôhus Orebro .

Blekinge .

Ostergôtland Gothembourg et Boh Upsal . .

Sôdermanland Vâstmanland Stockholm, prov. .

Stockholm, ville .

2,!3 2,23 2,30 2,36 2,42 2,44 2,44 2,61 2,72 2,87 2,88 IS 2,90 3,3' 3,42 3,4s 3,83 9,31

Pays entier 2,51

Pays entier 2,69

Pavs entier 2,77

Quand on compte le Norrland comme un seul département, on trouve les chiffres les plus favorables pour l'île de Gottland dans toutes les quatre périodes. Mais quand on distingue entre les différentes parties du Norrland, on trouve que le Jàmtland possède un avantage marqué sur toutes les autres provinces. Le département de Vàsterbotten aussi passe avant l'île de Gottland pendant la première période (181 1/20), où nous sommes à même de calculer les chiffres pour les divers départements actuels du Norrland. Mais il est bien curieux de constater combien les chiffres sont beaucoup moins favorables pendant la période 1821/30 que pendant celle de 181 1/20, pour fous les départements du Norrland, et cela bien au delà de l'aggravation qui distingue ces mêmes périodes pour le pays dans sa totalité. Le Norrland qui, pendant la période 1751/70, occupe la seconde place, après Gottland, ne vient plus, pendant la période 1821/30, qu'au 4™^ rang. L'augmentation de la fréquence de la tuberculose en Norrland, que nous constatons de nos jours, semble donc s'être manifestée aussi pendant certaines périodes éloignées.

Parmi les autres parties de notre pays, la province de Varmland ainsi que l'intérieur de la province de Smâland (les dép. de Kronoberg et Jônkôping) se distinguent par une très petite fréquence, du moins

^ Après correction pour les cas de consomption chez les enfants. (La majoration est de 5 7» pour tous les départements, à l'exception de la Ville de Stockholm).

pendant les années 1811/1830. D'après les recherches du Dr. C. Runborg, il semble en être de même de nos jours. Ce sont les départements voisins du lac Màlaren qui sont presque toujours les moins favorisés. Pendant les années 1821/30 nous voyons tous ces cinq départements, la ville de Stockholm y comprise, occuper les cinq dernières places, ce qui est assez curieux. Nous allons montrer, dans le prochain article de cette série d'études, que les villes situées sur le Màlaren se distinguent encore de nos jours défavorablement par des chiffres élevés au point de vue de la mortalité par tuberculose pulmonaire.

Nous ne pouvons omettre de faire remarquer à la fin la régularité aussi de ces derniers résultats, ce qui constitue un nouveau témoignage de la valeur indéniable de nos matériaux.

Nous devons attacher une attention spéciale aux conditions particulièrement défavorables au point de vue de la fréquence de la tuberculose pulmonaire à Stockholm, capitale de la Suède, à l'époque de nos recherches. De nos jours, nous ne trouvons pour aucune ville d'Europe des chiffres aussi élevés que les chiffres anciens constatés ici pour Stockholm. La situation actuelle de Stockholm n'est pourtant pas défavorable, comme nous allons le montrer dans un prochain article. On pourrait donc présumer que plusieurs autres grandes villes de l'Europe n'étaient pas mieux placées, il y a cent ans, quoique les renseignements manquent à cet égard.

Pour Stockholm nous avons une série ininterrompue de chiffres à partir de 175 1 jusqu'à 1830, parceque cette ville se trouve en dehors de la division par diocèses. Nous trouvons les chiffres suivants, par périodes de dix ans:

. Population Nombre total Décès par „ ^. '„

Années. '^ ■ ,. . .1 11 rar an et bur 100

moyenne. des deces. tubercul. pulm. , , ,, .

■' '^ sur 1,000 nab. deces.

Pour les années 1751/73 les chiffres des décès par tuberculose pulmonaire sont approximatifs seulement.

Une comparaison entre la fréquence pour Stockholm et dans le pays entier donne le résultat suivant:

Dcccs par ti

bcrcul. pulni.

Stockiiolni,

MvA-VM

pal- Inl).

piihn

Moyennes

•' , sur 1 ,000

habitants.

"/» de la

sur

100 <\lC

des années. l- ■ j bucde.

Stockholm.

iiucdc.

Sucrie

.Sl(

K-kho

2,Si

La situation défavorable de la capitale a donc varié très peu. Notons que, dans la ville, la fréquence de la «consomption» est relativement faible, tandis que la mortalité par »phtisie» a été parfois quatre fois plus grande que dans le royaume entier.

Il est très intéressant de comparer, pour Stockholm, les chiffres des différents âges, par exemple pendant les deux périodes 1821/30 et 1891/1900. Cette comparaison est établie au tableau ci-dessous.

Dcccs par tuberculose pulm. à Stockholm, en i82iljo et en i8çi , içoo.

Age.

Par an

en

et sur 1,000 hab.

Par an en

et sur 1,000 hab.

Taux c

mes en

celui des

es hom- 7o sur femmes.

Taux de -1900,

7o sur

Hommes.

Femmes.

Les

deux sexes.

Hommes.

Femmes.

Les deux sexes.

1 89 1 /oo.

celui de 1 82 1 —

0/5 ans

Total

II,6y

La mortalité par tuberculose pulmonaire est donc plus forte pour la première enfance maintenant qu'elle ne l'était en 1821/30. Pourtant, ce fait peut dépendre, en partie au moins, du diagnostic plus exact de nos jours.

La différence entre les chiffres anciens et les chiffres actuels est énorme pour les âges adultes. Pour l'âge de 10 à 25 ans, il est vrai, les chiffres actuels de la mortalité par tuberculose pulmonaire, comparés

' Phtisie -f- consomption chez les adultes,

aux chiffres anciens, sont encore dans la proportion de 7 à lO. Mais pour l'âge de 50/w ils ne constituent plus que le cinquième.

Pendant la période 1821/30 les cas de décès à Stockholm se sont répartis entre la »phtisie» et la «consomption» de la manière suivante:

Age. Phtisie. Consomption. Total.

10/25 ans 497 52 549

Il résulte alors de ces chiffres que, même en omettant complètement les cas de consomption, la mortalité, pour la pthisie seule, à l'âge de 50] (0, ne descend que d'un cinquième, ou de 21,66 p. m. à un peu plus de 17 p. m. Comme le chiffre actuel pour la tuberculose pulmonaire, est de 4,13 p. m., celui de la période ancienne est, même sous cette supposition, plus de 4 fois plus élevé. Si les médecins modernes reconnaissent une capacité quelconque chez les laïques de ces vieux temps de diagnostiquer la tuberculose, il est évident que ces résultats sont du plus haut intérêt.

Quelqu'un pourrait supposer que ces chiffres anciens sur la mortalité par tuberculose pulmonaire à Stockholm sont si élevés qu'ils ne s'accorderaient guère avec la mortalité totale. Il n'en est pourtant pas ainsi, comme le démontre la comparaison ci-dessous entre les chiffres des deux périodes 1821/30 et 1891/1900.

En 1821/1830. En 1891/1900.

. T-v- • Dont par tuberc. pulni. „• - Dont par tuberc. pulm.

Age. Deces. t,tT , „/ Deces. ., v 0/

° Nombre. 70. Nombre. "/o-

o/io ans 11,364 191 1,7 20,661 873 4,7

Total 35,001 7,337 21,0 52,163 7,ç82 15,3

Pour les âges de l'enfance, les chiffres de la mortalité par tuberculose pulmonaire sont trop bas pour les années 1821/30, parcequ'ils ne comprennent pas la » consomption». Pour les autres âges nous trouvons les mêmes traits généraux que nous avons déjà indiqués plus haut, et il serait difficile de prétendre que les chiffres pour les années 1821/30 sont inacceptables.

Il est assez curieux de voir, dans le tableau à la page précédente, combien les rapports entre la mortalité des deux sexes ont peu varié, à Stockholm, pendant toute cette longue période. Pendant la période

1821/30 la rrc(]iicnce de la tuberculose pulmonaire était de 60 pouicent plus élevée pour les hoiniiies (]ue pour les femmes. iClle l'était de 55 p. c. en 1891/1900. La concordance est éj4alement assez grande pour les diftercnts âges, excepté pour l'enfance.

Nous allons enfin étudier la mortalité ])ar tuberculose pulmonaire pendant les diverses saisons de f année à Stockholm, comparée avec le f)ays entier. Voici les chiffres de la mortalité par tuberculose ])ulmoiiaiic en moyenne par an et sur 1,000 hab. pendant les divers mois en 1821/30:

Mois.

Janvier .

Février .

Mars . .

Avril . .

Mai . . .

Juin. . .

Juillet .

Pays entier.

Stockholm.

Stockholm

en mettant

le pays

entier

Mois,

Août . . .

Septembre Octobre .

Novembre Décembre

Pays entier.

Stockholm.

.Stockholm

en mettant

le pays

entier

Toute l'année i»,//

Ces chiffres varient peu pour Stockholm, si on les compare avec ceux du pays entier. La seule différence qu'on puisse entrevoir c'est que les chiffres pour Stockholm sont relativement un peu plus favorables pendant les mois janvier — mars que pendant les autres mois de l'année.

Nous avons été obligés de nous arrêter à l'année 1830. Comment les conditions se sont-elles développées depuis? Nous n'en savons rien avec certitude. A partir de 1860 nous avons de nouveau des renseignements, mais seulement pour les villes. Nous allons étudier les chiffres de cette nouvelle série dans un autre article de cette publication. En tout cas, pour la période 1891/1900, la mortalité par tuberculose pulmonaire, dans les villes de la Suède, était de 2,70 sur 1,000 hab. et par an. Puisqu'il n'y a presque plus de différence en Suède, dans la mortalité générale, entre les villes et les campagnes, on pourrait supposer que le chiffre de 2,70 par mille serait valable aussi pour le pays entier. Il est bien curieux alors de voir que ce chiffre coïncide presque avec celui de la période 1821/30. Quels que soient les changements qu'il y ait eu pendant les temps qui nous en séparent, nous serions donc, à la fin du siècle, au même point que nous étions il y a

plus de deux générations. Pourtant, les conditions sont certainement plus favorables dans les villes maintenapt qu'autrefois. Elles seraient donc moins favorables à la campagne. Puisque nous avons fait des progrès si considérables dans la lutte contre une foule d'autres maladies depuis cette époque, nous devons y voir un encouragement à continuer cette lutte contre la tuberculose, qui a enfin été sérieusement commencée de nos jours.

La carte ci-jointe montre la fréquence de la tuberculose pulmonaire pendant les années 1821/ 1830 dans les différents »Làn» (départements) de la Suède. Le nombre annuel des décès par tuberculose y est indiqué sur 1000 habitants dans les quatre gradations suivantes: au-dessous de 2,00 °/oo; de 2,00 à 2,49; de 2,50 à 2,99; de 3,00 et au-dessus.

iS

Tahl. I. Mortalité par à^c, en Suède, en 17.S1 19()().

Nonilirc annuel de décès sur 1,000 hal). de chatiue nioiipc

Moyennes

Tota),

65/oj

des années

an.-)

ans.

ans.

ans.

ans.

ans.

ans.

ans.

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