‹ La Lutte contre la tuberculose en SuèdeChapitre 9 sur 78 · PI. VIII, IX · texte numérisé non relu

PI. VIII, IX

L'hôpital St. Gôran est situé à l'extrémité ouest de la ville, dans un quartier peu populeux. Le territoire de l'hôpital est très vaste, en sorte que l'ancien bâtiment — où sont soignées des maladies cutanées et des maladies vénériennes — aussi bien que le pavillon nouveau pour tuberculeux disposent d'assez de terrain, pour que les malades des deux bâtiments puissent être complètement isolés les uns des autres. La cuisine et la buanderie sont communes pour les deux sections.

Le pavillon, qui est construit en pierre, a une longueur de 43,06 m. sur une largeur de 11,5 m.; sur la façade nord il a un avant-corps de 10,15 fïi- de longueur sur une largeur de 14,56 m., et de cet avantcorps s'avance une saillie, longue de 10,46 m. et large de 2,5 m.

On accède au pavillon par deux entrées, dont l'entrée principale se trouve dans la saillie, l'autre dans l'angle ouest du bâtiment.

Les corridors, qui courent le long du côté nord du pavillon, servent aussi de chambre de réunion; ils ont des fenêtres des côtés nord, est et sud. Les corridors de lavant-corps reçoivent la lumière des fenêtres de l'escalier.

Le pavillon est à 3 étages, qui communiquent entre eux par des escaliers et par un ascenseur électrique. Les étages, qui ont tous la même disposition, comprennent chacun 6 salles à 6 lits. Chaque lit dispose d'une superficie de 6,85 mètres carrés et presque 27 mètres cubes d'air reviennent à chaque malade.

Dans l'avant-corps sont les locaux d'administration, un laboratoire, une chambre d'isolement pour des maladies incidentes etc.

A chaque étage il y a une chambre pour le nettoyage des crachoirs; elle contient aussi une cisterne pour désinfecter le linge souillé, avant qu'il soit envoyé au lavage. — Comme il n'y a pas de cuisine dans le pavillon, la nourriture y est apportée de l'ancien bâtiment; il y a pourtant à chaque étage une petite chambre pour la distribution des portions ainsi que pour le nettoyage de la vaisselle.

PI. A m. Le pavillon pour tuberculeux de l'hôpital S:t Goran, Stockholm.

PI. IX. S:t Gôran, Stockholm.

Toutes les chambres de malades sont exposées au midi. Les carrelages en cément sont partout couverts de linolcuni. Dans tous les locaux, les angles et les coins sont arrondis. Les |)lafonds et les murs sont peints à l'huile.

Dans les combles le personnel de service est logé. Tout l'hôpital entier est éclairé à l'électricité. Pour le chaufîfage le système Dahlgren est adopté: des chambres de chaleur à chaque étage avec des ventilateurs, qui poussent l'air chauffé dans les corridors, d'où il entre dans les chambres par un grillage pratiqué au-dessus des portes.

Les chambres peuvent aussi être chauffées directement à la vapeur et à basse pression; à cet effet des radiateurs sont installés dans toutes les chambres de malades, ainsi que dans les corridors et dans la plupart des autres locaux.

L'extraction de l'air vicié se fait par des tuyaux aëriques pratiqués dans les murs extérieurs et aboutissant au toit.

La ventilation se fait principalement par les fenêtres, dont le châssis supérieur peut s'ouvrir en dedans.

Dans le pavillon il y a de la place pour io8 malades; 72 hommes et 36 femmes.

La galerie de cure est installée à côté du pavillon; 20 personnes peuvent s'y reposer à la fois.

Le pavillon fut ouvert le 6 février 1902.

Les frais de construction s'élevaient à 196,500 kr. (= 272,217 francs). Les inventaires ont coûté 40,000 kr. (= 55,555 francs).

Les frais d'entretien par jour et par malade étaient 2,55 kr. (= 3,54 francs); ces frais ont augmenté un peu depuis.

La qualité de 1, hôpital de ne soigner que des cas avancés de tuberculose avait fait craindre à beaucoup que les malades ne fussent effarouchés d'y solliciter un lit, mais l'expérience a déjà prouvé le contraire. — Le nombre de malades qui demandent une place à l'hôpital dépasse de beaucoup le nombre de ceux qu'on peut y recevoir.

Prenant ce fait en considération, le Conseil municipal de Stockholm a accordé des fonds pour la construction d'un autre bâtiment pour tuberculeux à côté du pavillon existant, de la même grandeur et du même aménagement que celui-ci.

Les travaux de terrassement vont commencer au printemps (1905), et le nouveau pavillon sera terminé en automne 1906.

Dans un mémorial du mois de mars 1904, le D*" Ivar Andersson, Premier médecin de la ville de Stockholm, a relevé qu'à cette époque 410 phtisiques trouvaient des soins aux hôpitaux communaux de la capitale; ce chiffre comprenait les 250 tuberculeux admis à l'hôpital de l'Assistance publique ainsi que les 25 enfants tuberculeux qui sont soignés à la section pour tuberculeux de l'hôpital Epidémique.

La commune se charge en outre des frais de traitement pour tous les tuberculeux indigents de la capitale, lesquels réussissent à gagner admission à quelqu'un des 3 sanatoriums du Fonds jubilaire. Pendant les années 1901 — 1903 respectivement 47, 8y et 72 malades furent ainsi soignés aux sanatoriums aux frais de la Commission municipale de santé.

Un très grand nombre de tuberculeux de la ville de Stockholm ne peuvent donc pas trouver place aux hôpitaux de la capitale, malgré tout ce qui a été fait à cet effet pendant les dernières années, et le nouveau pavillon en construction ne pourra non plus supléer au besoin. C'est pourquoi, à la proposition de M'" le D"^ Bertil Buhre, le Conseil municipal de Stockholm a déterminé d'instituer un comité, qui aura à charge de prendre les mesures nécessaires pour la fondation de nouveaux établissements, où les tuberculeux de la capitale pourront trouver des soins.

Dans le même mémorial le D'' Ivar Andersson a avancé que la meilleure manière de résoudre la question du traitement des tuberculeux de Stockholm serait d'élever hors de la ville et sur un terrain qui s'y adaptait, un grand hôpital d'au moins 400 lits, où tous les tuberculeux seraient reçus, quel que fût le degré de leur maladie, et où chacun aurait le traitement que demandait son état.

Il n'y a pas de scrupules hygiéniques qui s'opposent à la réalisation de ce projet, car en principe le mode du traitement est le même dans un sanatorium et dans un asile.

Les frais pour un tel hôpital seraient aussi beaucoup plus restreints que si l'on fondait un sanatorium et plusieurs asiles. Dans un tel hôpital on pourrait aussi occuper beaucoup de malades par un travail manuel quelconque comme p. e. l'horticulture, à leur propre profit, aussi bien qu'à l'avantage de l'étabhssement.

En érigeant quelques pavillons d'été on pourrait aussi augmenter à peu de frais le nombre des places pendant la saison chaude.

Le pavillon pour tuberculeux à Upsal.

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