III. — CONTAGION PAR LES ANIMAUX TUBERCULEUX
Il est une autre source de contagion, moins fréquente, il est vrai, que celle qui a pour origine les crachats desséchés, mais cependant indéniable ; elle se fait non plus par les voies respiratoires, mais par les voies digestives.
L'homme peut être contagionné, au moment où il prend ses aliments, par manque des précautions les plus élémentaires ; il se peut que les mains de celui qui soigne un phtisique soient souillées par des produits tuberculeux, les bacilles pourront alors être reportés sur le pain, les fourchettes, les cuillères. C'est là un mode de contagion facile à éviter. Mais les aliments euxmêmes peuvent devenir source de contagion s'ils proviennent d'animaux tuberculeux.
Il est démontré que la tuberculose de l'homme et celle des mammifères est identique (1).
J'ai signalé, il y a quelques années, à un Mi-
(1) Nocard, Animaux tuberculeux. Cohabitation, viau' des, lait. (Rapport à la Commission de la Tuberculose.)