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Profitant de ce que, depuis Tannée 1892, la statistique de la ville de Paris donne la mortalité par quartier, j'ai dressé le tableau des décès d'après ces indications, et j'ai trouvé que la mortalité tuberculeuse, pour un même groupe de 10.000 habitants, est de 104 dans le quartier de Plaisance, de 11 dans le quartier des Champs- Elysées.
La carte ci-jointe (fig. 3) montre que si d'une façon générale une mortalité analogue frappe tous les quartiers d'un même arrondissement, il n'en est pas toujours ainsi.
Pour le XIV^ arrondissement, par exemple, la mortalité est de 104,1 dans le quartier de Plaisance, de 00,4 dans son voisin celui du Petit- Montrouge.
Dans le IV^ arrondissement, le quartier Saint- Merri perd 81,6 tuberculeux pour 10.000 habitants, l'Arsenal 39,9.
Le quartier lui-même forme-t-il une unité, dans 1 ujuelle tous les habitants sont soumis à la même lélhalité? Pas davantage. Certaines villes, Paris, Rouen, etc. ont établi le casier sanitaire de chacune des maisons. Dans le quartier lui-même.
RÉPARTITION SUR l'ÉTENDUE DU TERRITOIRE 59
il existe des maisons dont les habitants sont successivement voués à la tuberculose.
De sorte qu'au point de vue du plan de campagne à suivre dans la lutte contre la tuberculose, nous sommes ramenés des gros foyers inscrits sur la carte de France aux foyers urbains, des foyers urbains aux foyers de quartier et en dernière analyse, à la maison insalubre.
L'ennemi c'est donc la maison, le logement insalubre.
Un premier phtisique fournit la graine, contamine sa famille, celle-ci transmet l'infection aux voisins; puis les ouvriers, les employés, qui partent de cette maison, portent à l'atelier, dans les magasins, dans la collectivité dont ils font partie, les germes de la tuberculose pris dans cette maison.
Nous verrons ultérieurement ce que deviennent ces germes dans quelques collectivités.