‹ La Lutte contre la tuberculoseChapitre 18 sur 76 · LAIT · texte numérisé non relu

LAIT

établit qu'il faut entendre par « tuberculose dûment constatée » celle qui est accusée par des signes cliniques de la maladie, parmi lesquels se trouve la tuberculose de la mamelle.

Mais pour mettre la loi à exécution, il faut que les maires connaissent les vaches atteintes de mammite tuberculeuse, et ils ne peuvent les connaître que si les propriétaires les leur signalent. Or les laitiers ne déclarent guère leurs vaches suspectes que quand leur lait est tari, c'est-à-dire alors qu'elles ne sont plus dangereuses pour le consommateur.

Il est bon d'ajouter que, dans les grandes exploitations, le lait de diverses provenances est mélangé et il suffit qu'une seule vache d'un des fournisseurs ait de la mammite tuberculeuse, pour que tout le lait ainsi mélangé devienne dangereux.

Il faut, pour remédier à ce mode de propagation, adopter de stricts moyens de surveillance appliqués déjà depuis plusieurs années en Danemark, en Suède, en Norwège, au grand bénéfice de la santé publique.

En attendant la mise en pratique des mesures

nécessaires, il faut faire connaître à la population que le moyen le plus simple d'éviter le danger créé par le lait consiste à le faire bouillir, en dépit du préjugé trop répandu, qui veut, à tort, que le lait bouilli soit moins nutritif et indigeste.

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