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LA TUBERCULOSE DANS LES CHEMINS DE FER

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L'industrie des chemins de fer a, pour la propaation de la tuberculose sur toute Tétendue du Lerritoire, une influence comparable à celle des irmées de terre et de mer.

Les employés et agents des chemins de fer constituent, après Tarmée, le groupement le plus mportant. La compagnie du Nord, à elle seule, *ompte plus de 41,000 employés.

De plus, le matériel des chemins de fer sert à ransporter des milliers de voyageurs et d'employés qui, s'ils sont atteints d'affections trans-

missibles et particulièrement de tuberculose, disséminent sur toute l'étendue du territoire les germes de la maladie dont ils sont atteints (1). On est en droit d'exiger que les moyens de transport mis à la disposition d'un public de jour en jour plus nombreux, ne deviennent pas euxmêmes des agents de transmission.

S'il est vrai que la désinfection d'un wagon de voyageurs est difficile et dispendieuse, la meilleure solution du problème est de l'empêcher d'être souillé par les germes.

Il n'y a qu'un moyen de réussir, il faut interdire de cracher à terre dans les gares, les salles d'attente, les wagons, mais cette interdiction ne saurait avoir de valeur si elle reste platonique ; il est nécessaire qu'elle ait une sanction, car, malgré les avis, affichés souvent en des endroits où la lecture en est impossible, il y aura toujours, suivant l'expression du D" LetuUe, les « incorrigibles du crachat ». Comme conséquence de l'interdiction de cracher à terre, et pour per-

(1) Letulle et Galippe, Prophylaxie de la tuberculose dans les chemins de fer {Commission de la tuberculose, Rapport no 13).

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