‹ La Lutte contre la tuberculoseChapitre 33 sur 76 · TUBERCULOSE DANS LES CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE DANS LES CHEMINS DE FER

mettre de sévir, on doit multiplier, partout où la chose sera possible, des crachoirs apparents et bien placés.

Que le public ne voie pas là une mesure vexatoire, et qu'il comprenne que le crachat lancé à terre par le tuberculeux n'est pas seulement un acte malpropre, de mauvaise éducation, mais un danger.

Toutes les parties des gares dans lesquelles pénètre le public doivent être nettoyées par voie humide. Le plancher des wagons doit être lavé chaque jour par balayage humide et les parois essuyées avec un linge humide. Les wagons dans lesquels des souillures ont été laissées par les voyageurs au cours d'un long trajet, ne doivent jamais être nettoyés au niveau des quais d'embarquement, mais à l'avancée des gares, en plein air.

La morbidité par tuberculose des employés et agents des compagnies de chemin de fer n'a été dressée que par la Compagnie des chemins de fer du Nord et encore elle est bien incomplète.

Années

Nombre des agents

Tobercolose

Propor-

tian p. 1S00

Bronchite

Proportion

p. nm

On doit noter que dans ce tableau le chiffre indiqué pour la tuberculose est certainement trop faible, car souvent les médecins de la compagnie désignent sous le vocable bronchite des tuberciiloses à leur début.

Afin de permettre Tétude des maladies et particulièrement de la tuberculose dans les divers groupements d'employés, la compagnie du Nord a décidé de fournir à chaque employé un carnet de santé individuel. On y inscrit l'histoire morbide de chaque employé, et dans un appendice, riiygiène propre à la fonction qu'il remplit (hygiène professionnelle, prophylaxie de la tuberculose et danger des crachats, méfaits de Talcoolisme).

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