‹ La Lutte contre la tuberculoseChapitre 56 sur 76 · IV. - MOYENS D'EXÉCUTION · texte numérisé non relu

IV. - MOYENS D'EXÉCUTION

Le danger qui menace la France est immense.

Il est mis en évidence par les enquêtes de la Commission de la tuberculose, dont quelques-unes sont encore incomplètes. Le concours de toutes les autorités, la bonne volonté de tous, est indispensable pour que Ton trouve les ressources financières nécessaires.

Tout d'abord il convient de considérer les deux cotés principaux du problème.

En premier lieu, il faut ne pas faire de tuberculeux, il faut détruire les foyers existants, qui sont connus incomplètement, mais qu'il serait facile de dépister tous. Il faudra appliquer et surtout faire exécuter la loi soumise au Sénat sur la santé publique, qui vise spécialement les logements insalubres,

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D'autre part, on devra demander à l'Etat, par lesure administrative, de veiller à l'application es mesures que j'ai indiquées plus haut pour îs collectivités.

Il a sous sa direction immédiate l'armée, la larine, les établissements d'instruction publique, ;s postes et télégraphes, les manufactures naonales, les bureaux de tous les ministères, les îbunaux, les commissariats de police, les préictures, les prisons, les établissements d'aliéés, etc.

Il a sous sa direction indirecte les chemins de r, l'Assistance publique, les enfants assistés, les lairies, les théâtres, les mines, un grand nomre des moyens de transport, etc.

II suffirait d'une surveillance continue, de queljes récompenses à distribuer à ceux qui se selient distingués dans cette campagne sanitaire, )ur mettre à l'abri de la contagion tuberculeuse us d'un million de Français, qui sont présément ceux qui mènent une vie active et qui ni constamment en rapport direct avec le iblic.

Cette intervention peut se faire presque sans

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frais. Elit; est fatrile. Il i;sl iirçeat de l'obtt sans délai.

Tous les fonctionnaires et employés, à qui on ferait comprendre le but visé, recevraient ainsi une éducation dont ils profiteraient et dont ils feraient bénéficier leurs familles.

La question des mesures curatives se présent? comme beaucoup plus difficile à résoudre.

Avant de chercher ceque nous devons faire en France, voyons comment les deux peuples, qui ont réussi à faire baisser leur mortalité tuberculeuse dans des proportions considérables, nnl compris le problème.

L'Angleterre en 50 ans a fait baisser son chiffre de mortalité tuberculeuse de 14 pour 10,000 habitants et dans les 20 dernières années de 4,i; la Prusse, de 8,4.

Il est bien entendu que chacune de ces [nations a en même temps visé les deux côtés de la question, la prophylaxie et la cure. L'Angleterre a depuis longtemps ses hûpitaux de consomption, l'Allemagne ses règlements de police sanitaire rigoureusement appliqués.

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