CREATIOX DES ETABLISSEMENTS DE CCI
Ici la difficulté est plus grande.
Nous savons que de tout côté la générosité privée s'émeul et cherche à créer des sanatoriums pour guérir les tuberculeux, à Lille, à Nancy, à Paris, mais sauf pour Lyon, qui a réalisé l'édification du sanatorium de Hauteville, les honnes volontés hésitent, elles attendent que l'exeinpli soit donné par le gouvernement, elles attendent que les conditions de la lutte paraissent coordonnées.
Comme hygiénistes, nous avons dît quel étaîl le problème de préservation auquel il faut donner une solution.
La compétence me fait manifestement dé^nl pour faire une proposition basée sur des problè* mes financiers et sur les nécessités des rapports qui existent entre l'employeur et l'employé, pour me servir des termes usités en Allemagne.
Les moyens d'exécution doivent être discutés
avec les membres des offices du travail et des institutions analogues.
. En effet, je ne crois pas possible de demander, à rÉtat, aux départements ou aux communes les sacrifices nécessaires. Mais il me semble que l'on pourrait édifier une loi, appropriée à nos mœurs françaises, sur les règles qui semblent avoir été adoptées en Belgique, pour la province de Liège.
Celle-ci fournit le terrain, édifie le sanatorium et assure le traitement du médecin. Puis on reçoit les tuberculeux pour lesquels les Sociétés de secours mutuels paient les frais de séjour. En un mot, la province a à sa charge les dépenses de premier établissement, les Sociétés celles de l'entretien des malades.
Les départements, les communes pourraient, par application de la loi du 15 juillet 1893 sur Fassistance médicale gratuite, concourir, dans une proportion à déterminer, à Tentretien de leurs malades tuberculeux dans les sanatoriums.
Enfin, les communes auraient à leur charge l'entretien des dispensaires urbains.
L'Etat devrait créer des sanatoriums pour
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ceux de ses fonctionnaires, employés et agents atteints de tuberculose et jugés, par les médecins à cet effet, justiciables de ce mode de traitement.