‹ La Lutte contre la tuberculoseChapitre 66 sur 76 · V. - CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

V. - CONCLUSIONS GÉNÉRALES

L'agent de contagion de la tuberculose est le bacille de R. Koch.

Il est contenu par milliards dans les expectorations des phtisiques :

Desséchées, réduites en poussière, les expectorations laissent libres ces bacilles, qui pénètrent dans les voies respiratoires et y portent la contamination;

Encore humides, elles souillent les mains des personnes qui touchent les linges tachés par les tuberculeux ;

En Tabsence de soins de propreté suffisants, les mains transportent sur les aliments les li^er- ' mes de la tuberculose.

Ceux-ci peuvent encore pénétrer dans les voies digestives parles aliments, par la viande, par le lait.

âOi CONCLUSIONS GÉNÉRALES

La misère, toutes les causes qui afFaiblissent un individu, notamment Talcoolisme, créent pour celui-ci un état de réceptivité, qui le laisse sans défense contre la contagion.

L'habitation dans un logement insalubre, humide, dépourvu de lumière, doit être mise au premier rang du mode de développement de la tuberculose.

Le danger augmente si le logement n'est pas tenu en état de propreté, s'il est surpeuplé. Le nombre des contacts, des promiscuités croît avec le nombre des habitants logés dans un espace trop restreint, et multiplie, en raison directe de Tétroitesse du logis, les chances de contagion.

Cette loi se vérifie dans tous les milieux collectifs; ils sont surpeuplés, les contacts entre les occupants sont incessants. Il en est ainsi dans les écoles, les asiles, les établissements pénitentiaires, l'armée, la marine, les ateliers, les mines, les voitures ou bateaux servant au transport des voyageurs, etc. Parfois même, ils sont surpeuplés par (les tuberculeux même, comme dans les hôpitaux.

Partout où les hommes se réunissent pour

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