Purchase of lands by papists. » 7 8 Anne, chap. ni
de laines en Irlande», disait Guillaume III dans sa réponse au Parlement ('). Parole révoltante ou lâche dans la bouche de ce roi.
La cruauté légale ne dédaignait pas les tracasseries.
La possession d'un cheval de luxe dénote l'aisance et pourrait faire iujure au protestant obligé d'aller à pied. Une loi défend à tout catholique de posséder des chevaux valant plus de cinq livres sterling ('). Le premier protestant venu peut le forcer à céder son cheval ou ses cheVaux, quelle qu'en soit la valeur, en lui mettant dans la main 5 livres par tête d'animal Q).
Privé de la terre, l'Irlandais a-t-il recours au commerce? Il ne peut vendre que certaines denrées, il est soumis à des taxes, le nombre de ses apprentis est limité à deux ('*), la concurrence largement protégée des protestants, l'écrase.
Une loi formulait encore que les catholiques étaient présumés coupables de tous les délits qui se commettaient dans leur localité ; ce n'était pas aux magistrats à prouver leur culpabilité, c'était à eux à prouver leur innocence. — Si un protestant éprouvait quelque dommage dans ses biens et dans sa personne, ses voisins catholiques étaient tenus de le réparer à moins qu'ils ne dénonçassent le coupable.
Dans le barbare statut de Killarney, la justice fut moins bafouée.
Et maintenant que sera la persécution religieuse ? En expulsant les évêques, on avait cru empêcher les ordinations sacerdotales. Tout prêtre était banni et, s'il revenait dans l'île, pendu (5). Peine de mort, s'il célébrait un mariage entre protestants et catholiques. Il y eut des primes pour les « attrapeurs de prêtres » (priest-caicliers). Depuis l'archevêque
1. Déclaration des communes anglaises du 30 juin 1698. Et réponse du roi. Art. Yoitfi^s Travels. Beaumont, pt'« hist. 9g.
2. 7 V. III, chap. V, § 10 et 11. (1696). C'est-à-dire 125 fr. quand un cheval pouvait valoir 1000 fr. et plus. L'Angleterre était déjà réputée pour les améliorations qu'elle apportait à la race chevaline.