‹ La lutte électorale en 1863Chapitre 35 sur 91 · Le maire de Proveysieux (Isère). Docum,, pièce · texte numérisé non relu

Le maire de Proveysieux (Isère). Docum,, pièce

3. A Kermaria (Côtes-du Nord), M. le maire ÎDlerrompit Toffice du matin pour promettre aux paroissiens assemblés 40,000 fr. pour Téglise, s'ils allaient tous voter en faveur de M. de Latour.

portés par la poste^ ne sont pas « les bons S » qu'ils

ne valent rien pour le vote^ et que <k les bons » lui

seul les connaît, lui seul les distribue, c'est qu'il est convaincu,— lenez-le pour certain, — qu'en

temps électoral, autant qu'en temps de guerre, la

ruse est licite et Tembuscade permise.

En tous pays du monde, un jour de scrutin est un grand jour. Jour d*effàsion, de liberté, de royauté populaire. Les « hustings » d'Angleterre sont célèbres pour leurs joies bruyantes, leurs tumultes, leurs galas, leurs harangues. En France, s'il y a fête, elle reste au plus profond des cœurs.

Cependant, c'est un dimanche. Les paysans viennent tous à la messe matinale, pour assister à l'office, le plus grand nombre pour causer sur le parvis. Mais ce jour-là tout le monde entend la messe, car les gendarmes sont sur la place et défendent les attroupements. Ni bruit, ni chants, ni groupes, ni discours en plein vent. Si quelque voix s'élève, c'est celle d'un maire emporté parle zèle, d'un commissaire de police enthousiaste, d'un fonctionnaire qui ne peut se contenir*. Les groupes,

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