‹ La lutte électorale en 1863Chapitre 51 sur 91 · MAIRIE DE SÂINT-CHRISTOPHE-SUR-AVRE · texte numérisé non relu

MAIRIE DE SÂINT-CHRISTOPHE-SUR-AVRE

Aux électeurs de la commune de Saint'Christophe-'Sur''

Avre.

Cbers concitoyens,

Des bruits circulent dans la commune que certaines personnes connues de tous par leurs idées perverses se proposent de vous surprendre dans l'acte de patriotisme dont vous aurez à donner une preuve dans les élections prochaines.

Défiez-vous de ces cabaleurs, de ces ennemis de la tranquillité publique, qui ne sont heureux que dans le

troiiU* et l'agitation, ftatê qotik a ip i wo t Irajvnm en tirer quelque avantage* Soyea ftrmei dans i^otre de- Toir, ne soyes paa...

.... De ees machines sans vouloir, Que la nain des hommes par ressort fait mouvoir.

Le maire de Saint-Christophe-sur-ATrè,

HSRNIEE.

SainV^^hristophe, le 28 mai 48^3.

N. lî.

ÉLtcneBa in SAisT-THoter.

Le moment est venu où il vous sera facile de prouver si vous êtes réellement attachés à ma personne et à mon administration. Cela étant, comme je ne crois pas en devoir douter, vous me verrez redoubler de zèle pour tout ce qui touche à vos intérêts et à votre bien-être, et fort de votre sincère appui, vous me verrez bientôt réaliser les grandes améliorations que réclamaient en vain depuis longtemps vos propriétés et vos habitations.

Mais si, entraînés par ces belles promesses, prodiguées par des mains impuissantes, par ces grands mots dont vous jouissez déjà de la signification, affîctiés sur votre place comme un appât funeste à votre prospérité par des agitateurs inconnus, sans aucune garantie |M)ur vous du passé ni de l'avenir, vous mé^noaissie9 les avis paternels du maire que vous avez enlevé à ses habitudes solitaires et tranquilles, pour le eomblar de toutes sortes de soucis, n'en doutez pas, sa démission de maire de Saint-Thibéry accompagnerait le proeèsverbal qui doit constater le résultat de ¥09 auffrageç.

J# M veoK p^inl ywa» reiiaMT loiu vos yf w e« teiûps ta«Qff« si piu éloigné, où raaarchie et la misèi^ désoIftMHit nonnseuiement tos familles, ni«ii la France entière, noire chère et brillante patrie; œuffe incontestable de ces hommes dont un brillant auppdl eherche à vous séduire aujourd'hui. Je préfère vous parier de Tauguste pilote aue la Providence a choisi pour empêcher notre belle France de sombrer, et qui l'a amené à ce haut degré de gloire et de prospérité dont nous sommes si fiers^ et que les nations nous envient.

£n effet, la France est au faite de la gloire et de la civilisation; son commerce est étendu sur tous les points connus du globe; une parfaite tranquillité règne dans tout TEmpire ; toutes les industries et tous les arts fleurissent; nos vins se vendent bien, les salaires sont bien rémunérés ; notre commune surtout est dans un état crmssant de prospérité, jouissant d'une bien grande liberté*

Vous aves, dites-vous, le maire que vous désiriez; en un mot vous possédez tout ce qui est pratiquement possible d'obtenir; vous devez être satisfaits, et c'est à l'Empereur que vous devez cette satisfaction.

11 y a bientôt trois ans, secondé par le charitable pasteur qui vous aimait tant et que vous n'oublierez pas, vous vîntes, malgré moi, m'arracher à mes goûts simples, à ma paisible demeure. J'acceptai le mandat qu'on allait me confier pour aider à cet ami à tous à Élire le bien, qu'à notre grand regret il n'a pu aceemplir» et tâcher de mon côté de vous procurer toutes les améliorations désirables. Vous savez tous avec quel zèle et quel dévouement je me suis mis à l'eBttVM, et vous savez aussi à quelle lutte j'ai été et je suis enoore exposé, et par rapport à vous tous. Je ne me sens pas en état de continuer ce difficile mandat saut un puissant appui,et c'est de vous, électeurs, que je le réclame.

Vous coiD|NreDdrei facilemeDi que si je rais protégé MUT mnB tapérieim et soutenu par tous, avec le profond aéTOuement pour le Irieu public que vous me connaisses, tout s'aplanira sous mes pas ; dans le cas contraire je dois céder.

le suis profondément attaché à FEmpereur et à son gouYemement parce qu'il n^est pas possible de nier ces grandes choses que son règne a déjà produites. Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour soutenir ses institutions, parce que je crois que tout se fait pour le bien de tous. Je vous invite à suivre mon exemple et, si vous comprenez vos intérêts et votre bonheur^ aucun de vous ne manquera à Tappel qui sera fait autour de Tume électorale en faveur du candidat choisi par Tadministration.

Alors vous prouverez à votre maire que vous aves confiance en lui, et à la France entière que les habitants de Saint*Thibérj ne sont pas tels qu'on s'ingénie à le faire croire, mais bien d'honiictcs citoyens dévoués à TEmpereur, à l'Impératrice et au prince impérial.

Saint-Thibéry, le 24 mai 1863.

Le Maire, Signé : Thoubittk.

Nt 23.

Extraii de la eirculairedu maire de Plombières.

Sans vouloir exercer de pression, le maire croit aussi de son devoir de recommander aux électeurs le candidat proposé par le gouveiiiement, et ici, remarques-le bien, je tous parle moins en qualité de maire que comme habitant de Plombières.

Si à Plombières, qui a été comblé de bienfaits par PËrapereur, la majorité n'était pas acquise à M. de Bourcier, ce serait une faute et une maladresse ; ce serait de l'ingratitude envers PEmperear.

Cette considération, capitale pour Plombières^ doit dominer toutes les autres. N'oublions pas que Plombières est dans une position exceptionnelle cl que son vole ne saurait passer inaperçu.

Dans ces circonstances^ le maire invite très -instamment les électeurs^ dans Tintérèt de la France, dans leur intérêt particulier, à voter pour la candidat du Gouvernement de l'Empereur, 11 espère que la grande majorité comprendra la position, et que Tappel fait au bon sens de ^ * ^' ^ ^- ' -^ ' -

sa reconnaissance en vain.

Le maire : HAUMonT^.

le la population, à son amour de 1 ordre et à lissance pour l'Empereur, n'aura pas été fait

Le maire de Bains, à ses concitoyens.

Mes chers administrés.

Si vous avez confiance dans votre maires qui s'efforce en toute circonstance de vous prouver qu'il est votre ami, toujours prêt à vous rendre des services, votes avec lui pour le caudidat que Fempereur vous demande,

BT MONSIEUR DE LA GUISTIÊUE

se rappellera la confiance dont vous lui aurez donné la preuve en lui accordant vos suffrages; alors^ quand le moire de Bains sollicitera pour la commune, pour vous

ou Tot eniantfj des bTeijqpi ou des secoars, b haute influence de ce député nous les obtiendra d'un gouveiv oement qui est généreux envers tous.

Croyez votre maire, oui ne vous a jamais trompés, et qui s'efforce d'empêcner qu'on vous entraîne dans une erreur déplorable qui vous donnerait, dès son lendemain, des regrets inutiles; car vous auriez, sans compensation aucune, compromis les intérêts du pays, ceux de la commune et les vôtres, en vous mettant dans les rangs des ennemis de l'Empereur, à qui la France doit sa splendeur, sa prospérité, sa sécurité.

Votre dévoué maire,

E. HiNQuaT La Cour.

Bains (llle^Vilaine), U 86 smû 4808.

Proclamation du maire de Boëre (Loire).

Électeurs de la commune de Boêré,

Je vous en supplie, pas d'abstention; rendez-vous tous au scrutin pendant ces deux jours, 3i mai et i^r juin, et prouvez par votre vote que vous êtes aussi les véritables amis de l'Empereur et de l'empire. Oui, laissez à des mains débiles la tnste tâche d'agiter une dernière fois le drapeau blanc, et levant en opposition, haut et fenne, l'immortel drapeau tricolore, le seul que craint et admire le monde entier, vou$ conctlierez loyakmnU et avec honneur dan? votre vote le sentimerU de vos intérêts et le sentiment patriotique.

Vive TEmpertur !

- lS5i —

La oftndidaiure racomniftiidAe est celle de 11. BoU' cheiel La ftocbe.

Boêre^ 30 mai 1863.

Le maire^

Signé : Syveton.

Électeurs de Gonsans !

Le maire de la eommuoe ioTÎte les électeurs à voter pour M. L. du Moulin : c'est Kami de TEoipereur^ c'e$i lui qui a empêché l'impôt du sel. L'autorité municipale compte sur tous ; ne vous laissez point entretenir par de belles paroles et de magnifiques promesses, par un candidat hostile au gouvernement. Quand vous serez dans la peine, la municipalité et le gouvernement vous aideront. M. de Mérode se moquerait de vous*

Le maire,

Baud.

Le 4*' juin 4863.

Proclamation du maire de Yiarmes.

Tous les habitants de la commune de Viarmes savent que si la mairie^ l'école, le logement de Tinstituteur et la salle d'asile, sont maintenant établis dans )e château, c'est à un secours de 3,000 francs, accordé par S. Ëic. le ministre de l'Instruction publique, que cet important résultat est dû. Sans ce secours, les ressources que la commune possédait eussent été insuf-

fiMBles. Nous n'aurions point aujourd'hui de salie d^asifei et tous les autres services communaux seraient encore dans un état provisoire^ dont on ne pourrait prévoir la fm.

Mais, ce qu'un certain nombre d'habitants savent aussi et que quelques autres nient, c'est que c'est au concours dévoué de M. Dambry, alors notre député, à SCS démarches pleines de tcle^ que la commune doit d*avoir obtenu le secours de 3,000 fr. précité.

Dans l'intérêt de la vérité qui est une, le maire a cru devoir publier ce fait, et serait heureux que les personnes qui pourraient en douler^ et celles qui^ sans en douter, aésireraientpouvoiren parleren connaissance de cause, voulussent bien prendre la peine de venir cbex lui. Il se ferait un devoir de leur communiquer la correspondance qui a eu lieu entre M. Dambry et lui k ce sujet.

C'est ainsi dans l'intérêt de la commune, que le maire tient à ce que les électeurs sachent qu'en votant pour M. Dambry, candidat du Gouvernement, non* seulement ils donnent une preuve d'attachement à l'Empereur, mais qu'en même temps, ils payent une dette de reconnaissance.

Ils comprendront tous, d'ailleurs, que des faits accomplis qui neiivent se renouveler valent beaucoup mieux que de nelles promesses dans un langage pompeux qui ne fait qu*égarer l'opinion : que les a flaires d'un pays ne se font pas par des paroles, mais par des actes

Lp présent avis sera publié et affiché au tableau.

Viarmc5, le 28 mai 1863.

Le maire, Librrt.

Le maire de la commune de Soulaiues a Thonneur d'inviter généralement tous les électeurs de la commune à se rendre à la mairie le dimanche, 31 du courant, ou lundi, 1" juin, munis de leur carte et de leur bulletin de vole, qui leur seront remis cette semaine pour réélire M. Segris, député^ le méritant à juste titre , en observant aux habitants de Soulaines qu'il est grandement dans leurs intérêts de remplir fidèlement les intentions de M, le préfet qui, jusqu'à ce jour, nous a favorisés dans nos entreprises^ par les fonds du gou« vemement qu'il a accordés ; tâchons de contiauer à conserver sa bonne intelligence^ afin qu'il nous Tienne encore en aide pour terminer la confection de nos routes^ n'ayant pas les moyens par nous-mêmes d'en venir à bout; chaque électeur doit se faire un devoir à remplir cette obligation si légère à réaliser ; par oe moyen je suis convaincu d'un avenir favorable pour la commune.

Fait à la mairie, le 24 mai 4863.

Le maire,

Lbbreton.

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